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                        É P I G R A P H I E LYONNAISE                             19
20': GAELIANl avec grand I à la fin au lieu de GAELIAN ; 21 : SVO avec accent
sur 0, au lieu de SVO sans accent; —24 : MORES-I au lieu de MORES; 26:
MAGIS, au lieu de MAG; — 28: IMPB au lieu de I E; — 30: VTERENTVR,
au lieu de VTERENTV ; — 31 : CONSV,aulieu de GON V ; — 22 : POSTE A,
au lieu de PO EA ; — 33: QVID IM ou IN Y, au lieu de QVID I ; 38 : NIMIO,
au lieu de NIM 0 ; — 40 : CIVITATEM, au lieu de CIVITAT.
   Deuxième colonne, ligne 1 : II EST SANE au lieu de EST SANE ; — 2, au
commencement: NOVOM//////////TDIVVS au lieu de NO//////////DIVVS,
et, vers la fin : MEVS ET, au lieu de S ET.

   On sait que la Table, telle que nous la possédons, contient la majeure partie
d'un discours prononcé à Rome par l'empereur Claude en l'an 48, afin d'obtenir
du Sénat, en faveur des habitants de la partie de la Gaule conquise par César,
le droit d'accès à la dignité de sénateur romain et consequemment aux honneurs
publics, c'est-à-dire aux fonctions et aux dignités de la carrière sénatoriale. Ce
droit fut alors accordé au moins aux Eduens.
   Un seul passage de ce discours est relatif à Lyon ; c'est celui qui occupe les
lignes 26, 27, 28 et 29 de la seconde colonne, et est ainsi conçu :
  Quod si haec ita esse consentais quid ultra décidera | tis quam ut vobw
digilo demonstrem solum ipsum ultra fines \ provinciae Narbonensis jam
vobis senatores mittere, quando \ ex Lug duno habere nos nostri ordinis,
viros non poenitet.
   « Si donc vous reconnaissez avec moi qu'il en est ainsi, que vous reste-t-il à
désirer, si ce n'est que je vous fasse toucher du doigt que déjà le sol lui-même
au delà des limites de la province Narbonnaise vous envoie des sénateurs, alors
que nous n'avons qu'à nous féliciter de compter des Lyonnais parmi les membres
de notre ordre. »
   Dans ces mots « le sol lui-même », il faut sans douta voir autre chose qu'une
métaphore. Il y aurait à en conclure, suivant M. Herzog (Qall, ATar6.'p. 169),
que Lyon avait déjà le jus honorum et le jus italicum, « le seul », dit-il en par-
lant de ce dernier, « qui fût inhérent au sol ». Il y aurait peut-être à en conclure
aussi que c'est de Claude que la colonie de Lyon tenait ce privilège du droit ita-
lique qu'elle partageait avec sa voisine, la colonie de Vienne, et qui assimilait les
deux cités aux cités de l'Italie.
   Quant à ces Lyonnais, membres illustres du sénat de Rome, le souvenir d'aucun
d'eux n'est venu jusqu'à nous. M. Zell a pensé que Claude avait peut-être vou!u
parler de lui-même. M. de Boissieu fait remarquer avec raison l'invraisemblance
de cette supposition.
   La Table a été trouvée, en 1524, dans une vigne de la colline Saint-Sébastien
dans le voisinage et à l'orient de l'ancien Jardin-des-Plantes Ce serait, s'il
pouvait en être encore besoin, une preuve d'un grand poids en faveur de l'empla-
cement de l'autel de Rome et d'Auguste sur cette colline. La place toute naturelle
d'un discours impérial demandant des privilèges pour les peuples des trois pro-