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— 452 — hérita des livres, des médailles et des tableaux qui étaient au château de Cuire. De la composition de ces collections, nous ne savons pas grand'chose, car elles ont été dispersées dans les héritages successifs. Spon cite dans les Recherches d'Antiquités « un grand bassin de pierre rompu » qui était autre- fois à la Guillotière et qu'il a vu dans la maison de l'Angélique où il y a aussi « quelques masures et arcades antiques ». Il parle aussi d'autres frag- ments d'inscriptions qui sont dans la cour et dans la vigne dépendant de la maison. Breghot du Lut J a prétendu qu'il était fait allusion à la collection de médailles de Nicolas de Langes dans une note manuscrite contenue dans un exemplaire de VHistoire de Lyon de Paradin, ayant appartenu aux Augus- tins de la Croix-Rousse. Dans la préface du tome I du Lugdunum sacropro- phanum de P. Bullioud, il est question du Cartulaire de Villeneuve et du Lugdunum priscum qui auraient été en la possession de Nicolas II de Langes avant de passer entre les mains de Pianello de la Valette. En 1612, quand C. Fabri de Peiresc vint rendre visite à Balthazard de Villars 3, il put encore admirer les livres et les manuscrits, ainsi que les nombreuses et rares médailles provenant de la succession de Nicolas II de Langes, mais tout fut dispersé à la mort de Balthazard de Villars entre ses trois filles qui eurent à se partager la bibliothèque, tandis que sa femme héritait des collections artistiques qui, à leur tour, passeront à sa mort aux familles de Chaponnay et de Chamagneu où l'on perd définitivement leur trace 3. Ainsi finit la collection réunie par cette famille d'antiquaires, dont les membres jouèrent un rôle si important dans l'histoire de notre ville. Aucun portrait de Claude I Bellièvre n'est parvenu jusqu'à nous, mais il existe une médaille 4 de Ph. Lalyame représentant Nicolas II de Langes, qui en est une 1. Nouveaux mélanges, p. 325. 2. Armoriai des Bibliophiles lyonnais, jam. cit., p. 692. 3. La bibliothèque de Balthazard de Villars passa effectivement entre les mains de ses gendres P. de Sève et H. de Chaponnay et de sa fille Claire de Villars. A la mort de Louise de Langes, veuve de Balthazard de Villars, les meubles, vaisselle d'argent, bagues, joyaux, tapisseries, tapis vont au président de Sève pour ses enfants et ses filles de Chaponay et de Chamagnieu (testament du 24 décembre 1627 cité par L. Niepce dans les Chambres de Merveilles). 4. Cette médaille qui est au Musée de Lyon a été reproduite par F. Mazerolle, dans les Médailleurs français du xve au xvne siècle. Paris, Imp. Nat., 1904, fig, 733, et par A. Grand, dans la Seigneurerie de Cuire,