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— 345 — qu'il est employé pour témoigner la déférence aux jugemens des tri- bunaux quels qu'ils soient et nous ne connoissons aucune loi, ordon- nance ni dictionnaire qui en ait réservé l'usage aux seules cours supérieures ; ainsi, loin d'avoir cassé les vitres en disant que nous ne pouvions pas obtempérer à l'arrêt du Conseil, nous croions avoir usé d'une expression moins mal sonnante que si nous eussions dit que nous ne pouvions pas obéir. « Les cabales et les intrigues que les intéressés au plan nous imputent, où en ont-ils pris seulement l'apparence ? Les architectes qui ont donné leur rapport, les médecins qui ont donné leur avis, tout le Bureau qui a été unanime, que ne disent-ils aussi que les murs et les bâtimens de l'hôpital sont de la cabale et comment serions-nous mus par les personnes qui résis- tent au transport de la Douane, tandis que nous avons offert et offrons encore les terreins Hugand pour la placer. « En vérité, n'est-ce pas ce que l'on appelle des querelles d'Allemand ? n'est-ce pas s'attacher à l'écorce et à des mots pour s'exempter de parler de la chose ? Est-il moins vrai que le transport de la Douane dans les bâtimens de Bicêtre, tel qu'il est projeté, entraînera la destruction totale de l'œuvre pour laquelle l'hôpital a été créé ? Est-il moins vrai qu'indépendamment de ce renversement de l'œuvre, il en coûtera des sommes immenses pour les réparations, reconstructions, dédommagement des locataires et clôtures? Est-il moins vrai qu'il faudra faire un sacrifice énorme sur la valeur réelle des bâtimens et terreins? Enfin est-il moins vrai que l'on veut ne nous donner que 15.000 livres de rente pour nous en enlever plus de 45 ? Voilà des faits constatés par des plans, des titres et le langage des gens de l'art. Que l'on daigne les discuter avec nous et l'on reconnaîtra que nous ne par- lons point d'après l'intrigue ni la cabale, mais simplement d'après notre persuasion intime et ce que nous dicte l'intérêt des pauvres qui nous est confié. « Telles sont nos réflexions, M. le Comte, sur les imputations que vous nous dites vous avoir été faites et qui, au surplus, sont les mêmes que nous avons déjà entendu, il y a plus de huit ou dix jours, répéter ici par plusieurs des intéressés au même plan, ce qui ne nous permet pas de méconnoitre la source de tous ces propos ; ces réflexions, fruit de notre conscience vous