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FEDOR ET LOUISE ou DEVOIRS DE L'HOMME ENVERS LES ANIMAUX. CHAPITRE XIV. NOUVEAU MALHEUR. Au point du jour Mme Petermann entra dans la chambre en demandant : — Eh bien ! que fait ce mauvais malade ? — Il est plus tranquille depuis quelques heures , dit Louise . qui lui raconta ce qui s'était passé pendant la nuit. Elle pria sa voisine de rester auprès du malade, pendant qu'elle irait voir si ses deux autres pensionnaires étaient partis avec Ami. Elle monta au grenier, dont la porte était restée baillée à cause d'un morceau de bois. Lorsqu'elle y entra, les premiers rayons du soleil pénélraient par la petite fenêtre. Aussitôt un oiseau fit entendre sa voix comme pour souhaiter le bon jour. — Tu es donc encore là , mon pauvre aveugle ? dit-elle, en s'approchant du bâton sur lequel il était perché. Le pinson sauta sur la main de Louise et picotait ses doigts. — Mais encore , où est mon raton? ajouta Louise en l'appelant des lèvres. Aussitôt l'écureuil auquel manquait une patte de devant descendit du plus haut du toit et avec ses trois pattes grimpa sur l'épaule de. Louise. Elle se réjouit de voir que personne ne manquait, et,