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34                     NOTICE HISTOKIQUK

 limites de votre province, sans rien prendre dans le ressort
 du parlement de Dijon , afin de n'être pas obligé d'y tenir
 un officiai, qui est la chose du monde la plus embarrassante.
 Quand M. de Besançon ne voudroil rien relâcher de plus
 que ce qu'on lui a d'abord demandé , n'y auroit-il pas, dans
 une étendue de dix ou douze lieues, de quoi occuper un évoque
 vigilant? Les paroisses dans vos cantons sont situées dans des
 chemins difficiles et sont d'une très-grande étendue. Aussi
 cent paroisses dans un pareil pays seroienl plus difficiles à
 parcourir que trois cents dans un autre. »
    Malgré son peu d'ambition , M. Bouhier, sur les instances
des religieux de Saint-Claude , consentit à écrire à M. de Be-
sançon pour lui demander la cession de quelques paroisses
 du bailliage d'Orgelet ; mais il en reçut un refus. Celte cir-
 constance ne l'affecta guère, si on en juge par ce qu'il écrivait
 le 1 er janvier 1739 à M. de Raincourl : « Je suis bien content
qu'on nous resserre dans les limites du Comté; que si on
veut absolument que nous prenions encore des paroisses dans
le haut Bugey et dans la partie de la Bresse qui nous cou-
fine, il faudra bien s'y prêter; mais moins on en prendra
et mieux ce sera. »
    Une pareille manière de voir n'était pas du goût des reli-
gieux de Saint-Claude, qu'un esprit de corps portait à dé-
sirer le plus grand diocèse possible, et qui , non contents de
faire entrer dans le leur la terre de Saint-Claude proprement
dite, auraient voulu pouvoir y joindre toutes les paroisses
dont ils étaient patrons. Pour stimuler leur futur ôvêque, ils
lui écrivirent que les terres qu'ils demandaient faisaient partie
de la terre de Saint-Claude. À quoi ce dernier répondit
le 1 er février : « A l'égard de M. de Besançon, je croyois
qu'il avoit relâché toutes les paroisses qui dépendent de la
terre de Saint-Claude, comme il l'avoit offert. S'il en a oublié
quelques-unes dans l'acte qu'il en a donné, j'en suis très-