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DES INSCRIPTIONS ANTIQUES DE LUGDUNUM. 283 soit par la main des hommes, a reconstituer plusieurs généra- tions dans une même famille, et à restituer le cursus honorum, ou ordre hiérarchique des charges dont un même personnage a été revêtu. J'ai l'intime conviction que l'épigraphie lyonnaise peut gagner quelque chose à l'étude des recueils d'inscriptions d'autres contrées, et surtout des tables qui termineront les deux collections générales d'inscriptions qu'on prépare à Berlin et a Paris. La table qui suit mon Traité d'épigrapiùe lyonnaise ancienne et moderne, me paraît offrir ce genre d'utilité Tout se tient, tout se coordonne dans l'archéologie lyon- naise : paroles des écrivains latins et grecs des premiers siè- cles , inscriptions tanulaires, monnaies et médailles, ruines des monuments antiques : j'ai donc interrogé avec un grand soin ces ordres divers de témoignages. Les magnifiques débris d'aqueducs que nous possédons encore, sont des pages très- éloquentes de l'histoire de Lugdunum; j'ai cru devoir les met- tre en scène et les perpétuer par des gravures fidèles. Non moins instructif, le tableau suivant présente, selon l'ordre al- phabétique, les noms d'un grand nombre de fonctions diver- ses remplies par des Lyonnais, dont les inscriptions ont con- servé le souvenir ; il me paraît du plus haut intérêt. Plusieurs centaines de familles rentrent, par son secours, dans le do- maine de l'histoire, et nous lui devons la connaissance de la position officielle d'hommes qui sont nos ancêtres. J'en ai em- prunté tous les éléments à l'épigraphie lyonnaise, ce qui n'est pas, peut-être, le moindre de ses mérites. J.-B. MONFALCON.