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200 NOTICE STJR LE BARON RAMBAUD. Une nouvelle carrière s'ouvrait devant lui : il y entra réso- lument. Animé de l'esprit du bien public, dévoué surtout aux intérêts lyonnais, il sut bientôt conquérir dans la nouvelle as- semblée, la place qui lui appartenait. M. Sambaud, avec ce qu'il y avait alors de plus illustre en France, n'avait point hésité à prêter son concours au gouver- nement glorieux qui venait de balayer nos décombres, de re- lever nos temples , de restaurer l'autorité , de rappeler les émigrés, d'inaugurer la concorde. Il ne refusa point son ad- miration au grand homme qui étonnait et dominait le monde. Il eut l'honneur d'en être personnellement connu, et subit, comme tant d'autres, l'ascendant de son génie et de sa pa- role. Il le servit fidèlement et loyalement, et, en lui consa- crant ses services, c'était toujours au pays qu'il entendait reporter son dévoûment. Devenu procureur-général impérial, puis baron del'empire, M. Rambaud fut en môme temps membre de l'Académie de Lyon, membre du conseil général de département, président du conseil d'administration des hôpitaux. Après nos revers militaires, quand la Restauration fut inaugurée en France, elle ne (rouva en M. Rambaud aucune prévention hostile. Elle lui apparut comme une arche de salut au milieu des désastres de la patrie ; elle avait eu les premières affections de sa jeunesse ; il s'y rattachait, d'ailleurs, par les sympathies politiques de sa famille. Cependant le nouveau gouvernement ne crut pas devoir rechercher son concours -, il lui retira même les fonctions de procureur-général. Je ne sais si une telle mesure était dans les nécessités du moment; mais elle priva la magistrature d'un des ses membres les plus éminents. Ce qu'il faut surtout louer dans les hommes publics, c'est la modération unie b la fermeté; la modération qui rallie les