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14 NOTICE HISTORIQUE aux archidiacoués, comme je l'ai dit déjà , ils ne paraissent pas y avoir jamais été formés; et, chose digne de remarque, il se trouve précisément que les seules circonscriptions des diocèses de Vienne et de Mâcon qui n'aient point eu non plus d'archidiacre étaient celles qui touchaient immédiate- ment au diocèse de Lyon. Ne pourrait-on pas en conclure que l'exception était due à l'influence de cette métropole? On pourrait faire remonter l'origine des archiprêlrés du Lyonnais au ixe siècle, car il est déjà question des archiprê- tres dans un concile d'Aix-la-Chapelle de 836 et dans un capitulaire de 8ïk; toutefois leur organisation n'était pas en- core généralisée dans la première moitié du vxe, puisque le concile de Pavie de 850 crut devoir prendre la décision sui- vante : « Pour qu'il soit plus facile de donner assidûment les soins religieux, nous voulons qu'on institue des archiprêlrés. dans le but non-seulement de veiller avec sollicitude à la conduite du peuple ignorant, mais encore de diriger les prêtres qui occupent des églises d'un rang inférieur, et de faire con- naître aux évoques quelle est la conduite de chacun d'eux dans l'exercice de ses fonctions. Nous recommandons aux évêques de ne pas laisser le peuple sans archiprêlrés, sous prétexte qu'ils peuvent le gouverner eux-même.i, parce que, tout capables qu'ils sont, il convient qu'ils soient aidés dans leurs travaux. De même qu'ils dirigent la métropole, il faut que les archiprêlrés dirigent le peuple (des campagnes), afin que la surveillance ecclésiaslique ne s'affaiblisse pas. Mais les archiprêlrés doivent rendre compte de tout aux évêques, et ne jamais se permettre d'aller contre les décisions de ces derniers (i). » Après un ordre aussi formel, on doit croire que la créa- lion des archiprêlrés fut générale dès la Hn du ixc siècle. (I) Collection des conciles, du P, Labbe, I. vm, col. (ifi-fi7.