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396 DISCOURS DE M. BOBILLIEK. d'un rapide tableau des commencements de la poésie dramatique, l'étude des premiers essais de notre théâtre classique. Enfin, il conduira la poésie française jusqu'au moment où la prosodie et le style poétique achèvent de se fixer sous l'influence de Malherbe. Les trois années du professeur d'histoire seront partagées entre l'antiquité, le moyen âge et les temps modernes. Il fout évi- demment qu'il renonce à i-aconter en aussi peu de temps la suite complète des faits pour s'attacher aux considérations générales qui les éclairent, ou à l'histoire plus difficile et plus importante des institutions et des mœurs. Aussi a-t-il choisi pour sujet du cours de cette année, le tableau des institutions politiques des ré- publiques de l'antiquité, de leurs développements et de leurs mo- difications successives. Après quelques leçons sur la législation de Lycurgue , il passera à celle de Solon, et fera l'exposition com- plète des développements et des révolutions de la constitution athénienne, mettant en scène les grands hommes qui y jouèrent un rôle, et rattachant l'histoire de la Grèce tout entière à celle de l'Agoia. D'Athènes il ira à Rome ; à partir des origines du sénat et de la constitution de Servais Tullius, il suivra les diffé- rentes phases de la république jusqu'à Auguste, et il ne parlera de ses longues guerres qu'autant qu'il sera nécessaire pour faire comprendre l'agrandissement successif de la puissance romaine. Ce sera un commentaire de la grandeur et de la décadence des Romains, mais accompagné de scènes et de récits puisés dans les historiens anciens, et de discussions empruntées à la critique et à l'érudition modernes. On exige du professeur de philosophie qu'il prenne le sujet de ses leçons, la première année, dans la psychologie et la logique, la deuxième année, dans la morale et la théodicée, la troisième, dans l'histoire de la philosophie. Dans le cours de cette année, il s'appliquera à donner des notions précises et exactes de la cons- cience, de la spiritualité, de la sensibilité et de la liberté. Mais il étudiera principalement l'intelligence, et dans l'intelligence, la raison. Sur les caractères et la nature de cette raison, il fondera l'existence d'un vrai, d'un bien, d'un beau absolus, et la réfutation du scepticisme de Kant, qui, sans plus s'arrêter, comme le seep-