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 354             NOTICE SUR CHARLES DE BOURBON.
 ville et des forteresses de l'Eglise, afin de s'opposer au marau-
 dage des hommes d'armes qui stationnaient dans la province.
 Sur la proposition du doyen, la séance fut ajournée au jeudi
 suivant afin qu'on pût convoquer les absents. Au jour indiqué,
 le mandataire de Charles de Bourbon déposa une protestation
 contre tout ce qui pourrait être fait au préjudice de son man-
 dant; de son côté le Chapitre, par l'organe du doyen, demanda
 qu'il fûtsursisàlaprise de possession de l'élu du pape jusqu'au
 retour de Jean d'Àmanzé. Pour motiver ce sursis, le doyen
 exposa que les provisions données par le pape à Geoffroy de
 Vassali étaient contraires aux constitutions de l'église de Lyon,
 et surtout à la Pragmatique Sanction dont Charles VII avait
 expressément prescrit l'observation dans son royaume, et
 même dans le pays de Dauphiné (1). Toutefois il paraît que,
malgré la résistance du Chapitre, le mandataire de Geoffroy
prit possession, au nom de l'intrus, de l'archevêché de Lyon,
car le doyen et le Chapitre présentèrent, vers les premiers
jours de juillet, une supplique au roi pour lui exposer que nul
ne pouvait être archevêque de Lyon s'il n'avait pas été reçu
auparavant chanoine de celle Église , et que nul ne pouvait
être chanoine ou doyen s'il ne justifiait de quatre générations
de noblesse, tant du côlé paternel que du côlé malernel ; que
néanmoins, au mépris de l'élection canonique de Charles de

    (J) Martial d'Auvergne fait, dans ses Vigiles, un bel éloge de la Pragma-
tique ; il congratule Charles VII