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202 NOTICE SUR LE BARON RAMBAUD. cette fois, faisant directement intervenir le nom du roi, allé- guait sa volonté personnelle. Il fallut obéir. M- Rambaud prit les rênes de l'administration municipale. Par sa position de famille, par les grands emplois dont il avait été revêtu, par son mérite propre, le nouveau maire se trouvait personnellement au niveau de ses hautes fonctions. Par la modération connue de ses opinions, l'aménité conci- liante de ses manières et de son langage, nul n'était plus pro- pre que lui à calmer l'ardeur des dissensions de partis. Enfin, par son habitude des affaires, son activité et sa capacité, il pouvait mieux que tout autre lutter contre les difficultés ad- ministratives et financières que le malheur des temps avait accumulées à Lyon. M. Rambaud se dévoua courageusement à ce grand œuvre. Nous n'avons pas la prétention, Messieurs, de retracer ici tous les actes d'une adminislration de huit années : qu'il suf- fise de rappeler que c'est le baron Rambaud qui a commencé pour l'embellissement de notre ville, celle série de travaux qu'une adminislration habile et hardie poursuit aujourd'hui sur une si grande échelle, au milieu des témoignages de sa- tisfaction el de reconnaissance publiques. La place des Céleslins débarrassée de ses ignobles masures ; la place de Bellecour décorée d'une slalue équestre, chef-d'œuvre d'une main lyon- naise ; les défilés Sl-Côme convertis en une place publique; la rue de la Pêcherie, cet infect cloaque, devenu un quai magni- fique ; telles furent une partie des œuvres préparées ou accom- plies par les soins du nouveau maire. Ce fut son habile persévérance qui obtint de la liste civile la cession de la presqu'île Perrache, le plus grand bienfait, sans contredit, dont l'administration du baron Rambaud ait doté sa ville natale. Ce fut lui qui, le premier, adopta le projet d'élever les eaux du Rhône pour les distribuer sur toute la surface de la ville, ouvrage gigantesque auquel .