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             NOTICE SUR L'IMPRIMERIE DE TRÉVOUX.               185
imprimait au prince , au chancelier et à chacun des commis-
saires de l'imprimerie.
   Boudot s'associa aussitôt Etienne Ganeau. Le duc du Maine,
pour leur aider à acheter une partie du matériel, et à faire les
premiers tais d'établissement, leur avança 6,000 livres.
   Suivant conventions faites à Paris , le 11 août 1699, Boudot
céda son privilège à Etienne Ganeau , qui en fut mis en posses-
sion par arrêt du Parlement de Dombes , le 1 er septembre de
la même année.
   Boudot et ses enfants restèrent titulaires de ce privilège jus-
qu'en 1707.

          V. ETIENNE GANEAU ET COMPAGNIE.

    Boudot étant mort, sa femme et ses enfants, ne mettant pas
 assez de soin à faire valoir leur privilège , en furent déboutés ,
et Ganeau devint directeur titulaire de l'imprimerie de S. A. S. ,
le 28 août 1707.
   Dès cette année , Ganeau s'associa avec plusieurs libraires qui
formèrent la compagnie dite de Trévoux. Leurs capitaux, réunis
permirent de donner encore à l'imprimerie une plus grande exten-
sion, et facilitèrent l'entreprise d'un nombre considérable d'ou-
vrages. En 1723 , l'ancien couvent des Pères du tiers-ordre de
Saint-François était insuffisant pour contenir tout leur matériel
et le nombre nécessaire d'ouvriers. Les associés demandèrent
au Prince la concession du jardin dépendant du couvent, pour y
faire construire , à leurs frais, un vaste édifice en rapport avec
leurs vues ; ce qui leur fut accordé par lettres données à Sceaux
au mois de mai de la même année (1). Une grande partie de ces
bâtiments fut démolie depuis, mais il en reste encore assez pour
faire juger du tout.
   En 1732 et 1733,années qui pouvaient servir de moyenne pour
la production de l'imprimerie de Trévoux, sept presses fonction-
naient continuellement. Nousnesavonspasau juste quel était le

  (1) Archives de la mairie de Trévoux.