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SUR LE DIOCÈSE DE LYON. 35 fâché. Il auroil été très-aisé dans les commencements de les obtenir de lui, de la même manière qu'il a accordé les pre- mières ; mais à l'heure qu'il est, il sera plus difficile, étant piqué du refus que l'on a fait de lui accorder la suffragance. Je lui ai promis de ne plus l'inquiéter pour lui rien deman- der ; mais s'il n'est question que de deux ou trois terres qui dépendent de Saint-Claude , je crois qu'il n'y aura pas d'in- convénient à lui écrire, en lui faisant entendre qu'on ne lui demande que l'exécution de sa promesse. » La lettre de M. Bouhier nous apprend qu'il était survenu quelque difficulté entre lui et M. de Besançon ; voici à quelle occasion : on a vu précédemment que M. de Bochebonne insistait pour conserver Saint-Amour et Coligny, afin de pouvoir établir un officiai métropolitain auquel ressortirait l'official épiscopal de Saint-Claude. L'archevêque de Be- sançon , désirant avoir la suffragance du nouvel évêché, offrit de céder à l'archevêque de Lyon , en Bresse et dans le bailliage oriental de Châlon , c'est-à -dire au nord de l'archi- prêtré de Bâgé et dans la juridiction deDjion , autant de pa- roisses que ce dernier en donnerait dans le comté de la Bour- gogne supérieure et dans les confins du parlement de Besançon, où se trouverait le diocèse de Saint-Claude tout entier. M. de Besançon faisait remarquer que les paroisses offertes par lui étaient dans un pays excellent, et ne nécessiteraient pas la création d'un officiai métropolitain , puisqu'elles se trou- vaient dans un pays où l'archevêque de Lyon en avait déjà un, qui résidait à Pont-de-Vaux , pour son suffraganl de Chélon , ressortissant aussi au parlement de Dijon. C'était, en effet, un moyen bien simple de lever la diffi- culté de l'official métropolitain ; mais par cet arrangement l'archevêque de Besançon aurait gagné un diocèse au prix de quelques paroisses. La compensation ne parut pas suffi- sante , el on la rejeta. M. de Besançon en fut d'abord très-