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                   DISCOURS DE M. BOUILUER.                     4<)1
d'ajournements ont-ils été uniquement déterminés par l'insuffi-
sance de la version ou de l'explication latine. Puissent ces ajour-
nements ne pas devenir plus nombreux quand nous serons sortis
de la période de transition, et quand le programme tout entier sera
exigé des candidats avec des auteurs latins plus nombreux et plus
difficiles , avec les langues vivantes, avec les auteurs français,
avec la logique !
   Pour en finir avec les examens, je n'ai plus que quelques mots
à dire delà licence ès-leltres. Plus heureux que l'année dernière,
où nous n'avions à annoncer que des ajournements, sur cinq can-
didats qui se sont présentés , nous avons pu enfin en recevoir
deux, M. l'abbé Davin et M. Ballandrin , maître-répétiteur au Ly-
cée de Lyon. M. Ballandrin donne à ses élèves un exemple que
désormais ils devront suivre, d'après le décret qui , en élevant
leurs fonctions, leur impose d'atteindre en un temps déterminé
le but de la licence ès-lettres. Grâce à ce décret, entre eux et
nous s'établiront, je l'espère, des relations plus fréquentes. Qu'ils
comptent, sinon sur notre indulgence, que nous ne pouvons pro-
mettre à personne , au moins sur une bienveillante appréciation
de leurs efforts, sur nos encouragements et nos conseils.
   Enfin, Messieurs, cette année a été vraiment remarquable cl
féconde entre toutes dans les annales de la Faculté des lettres de
Lyon,par les travaux et les succès de mes collègues, en dehors des
travaux et des succès de leur enseignement. Je sais bien qu'aucun
de vous ne les ignore, mais vous me permettrez cependant de les
rappeler ici avec un légitime sentiment d'orgueil pour notre Fa-
culté. Indépendamment de ses recueils anglais et allemands , et
de ses Mémoires sur les ruines de Hinive et de Persépolis,
M. Eichhoff a fait paraître son beau et savant volume sur la litté-
rature du Nord. Sous le titre de Poèmes évangèliques, M. de La-
prade a publié des élévations poétiques sur les Evangiles, que je
ne puis mieux louer qu'en rappelant la flatteuse distinction dont
les ont honorées l'Académie française et les paroles deM. Villemain,
qui met leur auteur au premier rang de nos poètes (1).


   (1) Séance publique iminielle du lrt août 1853.
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