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344 ' CHRONIQUE LOCALE. archéologue étudie avec ardeur les annales de cette petite contrée qui nous touche, que nos artistes parcourent, que nos poètes chantent et qui a eu le privilège d'illustrer une pléiade d'écri- vains et d'érudits sans que les richesses de son histoire soient épuisées. — Un décret impérial du 30 mars déclare d'utilité publique la construction des trois chemins de fer d'intérêt local de Bourg à La Cluse, de Bourg à Chalon par la haute Bresse, enfin d'Ain- bérieu à Villebois et en autorise l'exécution. — Le Courrier de l'Ain nous donné" quelques détails sur une découverte archéologique faite par un de nos plus courageux explorateurs. A Ossy, commune dePassin, on vient de mettre à jour l'empla- cement d'une villa romaine. Les fouilles opérées, sur l'indication de M. Guigue, ancien élève de l'école des Chartes, ont fait trouver des débris de marbre, de poterie et surtout une statuette en bronze qui, quoique mutilée, n'en aurait pas moins beaucoup de valeur. Cette statuette a au musée de Lyon deux analogues sur lesquels on a longtemps été divisé. Dn savant antiquaire, M. Martin- Daussigny, en a donné une définition qui fait autorité mainte- nant : c'est la déesse Hupnos (déesse du sommeil) que l'on re- présente habituellement semant des pavots. La statuette trouvée à Ossy est entre les mains de M. Martinand, maire de Passin et propriétaire du terrain qui la renfermait. Dans une localité voisine, à Vieu, près Champagne, M. Guigue a aussi fait opérer des fouilles qui ont amené deux fragments d'inscription latine de grande dimension, ayant appartenu pro- bablement à la façade d'un temple. — Depuis quelques jours, dit le Moniteur viennois, est posée sur la tombe de M. Victor Teste, architecte, la pierre comémo- rative, sculptée et gravée au moyen d'une souscription faite parmi les amis du défunt. L'ordonnance de ce monument funéraire, sévère, simple tout à ia fois, et du meilleur goût, fait le plus grand honneur à M. Lucien Couturier, architecte, camarade du délunt, qui a mis dans la conception de cette œuvre, remarquable à tous les points de vue, tout son cœur, tout son généreux dévouement. •— Les bergères du Beaujolais continuent à chanter la romance célèbre : N'allez pas dans la Forêt noire i Il paraît que les montagnes que l'Azergue arrose sont ravagées par une bête féroce qui- a un appétit de chien. Elle dévore les dogues les plus vigoureux et pour le moment se contente de cette nourriture. Mais on craint qu'elle ne porte plus haut ses vues et l'on prend ses précautions. Est-ce un tigre, une panthère? une simple hyène échappée d'une ménagerie? on l'ignore; on en faitun portrait monstrueux, seulement, malgré les battues les plus actives et les poursuites des chasseurs les plus déterminés, per- sonne ne l'a vue On dit qu'il est question de faire venir quelques francs-tireurs de la Suisse ou du Tyrol. A. V. _ _ _ _ _