page suivante »
178 POÉSIE. Et ces sublimes harmonies Elèvent l'âme jusqu'à Dieu i Viens adorer, enfant, cette magnificence Qui se révèle à tous en splendides bienfaits, Ce Dieu dont l'astre au ciel proclame îa puissance' Comme l'oiseau des champs et l'herbe des forêts, Prête à la voix qui prie une oreille attentive ; Et le cœur oppressé se relève soudain ; L'azur renaît aux jreux de la douleur craintive, Et l'orphelin se sent conduit sur le chemin ! Viens donc prier, enfant, la prière est si belle ! Laisse monter ton âme avec l'encens des fleurs ; Fixe ton doux regard à la voûte éternelle, Et dis un hymne à Dieu pour toutes les douleurs ! Si tu savais hélas ! ici-bas, que d'alarmes, De tristesses au front et d'angoisses au cœur! Si la prière, enfant, peut sécher quelques larmes, Oh ! viens vite, à genoux implorer le Seigneur ! Prions pour la veuve troublée Qui voit, sous un ciel triste et noir, S'ouvrir sa route désolée Sans un rayon, sans un espoir! Pour le méchant au cœur infâme, Qui pour le crime vend son âme, Et boit à la coupe du fiel ; Pour la jeune vierge timide Qui porte sur son front candide La douce auréole du ciel ! Prions, enfant, pour l'homme injuste Qui foule à ses pieds l'équité ;