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                    MÉDAILLIER LYONNAIS.                  467

M. Flachat, échevin, président de la Chambre en l'ab-
sence de M. le prévôt des marchands , expose que
MM. les directeurs sortis de charge l'année dernière et
ceux qui avaient servi les années précédentes ie temps
ordinaire ou par continuation, représentent qu'aux ter-
mes de l'article 18 de l'arrêt du Conseil d'Etat du mois de
juillet 1701, il devait leur être donné une médaille d'or
du poids de cinq louis d'or « comme une marque de la
satisfaction qu'on avoit eue de leurs services; » que la
privation où ils étaient de cette preuve honorable de leur
zèle, accordée à ceux auxquels ils avaient succédé,
alarmait leur délicatesse et que c'était l'unique motif de
la demande qu'ils faisaient de cette médaille qui ne leur
avait pas été délivrée à l'expiration de leur exercice.
— « Sur quoi lesdifs sieurs directeurs s'étant fait repré-
senter ledit arrêt du Conseil du mois de juillet 1702 et
celui du 31 aoust 1728 qui augmente jusqu'à la somme
de vingt mille francs les fonds assignés pour subvenir
aux frais nécessaires à ladite Chambre de commerce
et qui contiennent toutes les dispositions nécessaires à
l'ordre et au service de ladite Chambre, ont reconnu
que le moyen le plus expédient de satisfaire à la demande
qui étoit faite, dont ils sentaient toute la justice et le fon-
dement, étoit de se conformer littéralement aux disposi-
tions desdits articles, et que le défaut d'exécution de
l'article 19 dudit arrêt du mois de juillet 1702 pouvoit
peut-être provenir de l'insuffisance des fonds affectés à
la Chambre et avoir pour cause des dépenses imprévues
qu'elle a été obligée de faire et qui ont empêché la dis-
tribution ordinaire des médailles d'or, sur quoy voulant
 donner une satisfaction légitime auxdits sieurs anciens