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• DE LA RUE SAINTE-HÉLÈNE. 39 compagnie de Jésus, et fondateur de la mission de Cons- tantinople. Il y eut cependant une opposition, de la part du con- sulat, aux lettres patentes du roi qui accordaient la per- mission de fonder un noviciat de l'ordre à Lyon, comme contraire au traité passé entre les religieux et les échevins, pour la direction du collège de la Trinité; mais le P. Claudius Aquaviva, général des Jésuites, ayant rectifié les clauses du contrat, le consulat révoqua son arrêté antérieur, fJnv. des Arch. comm-, 1605 J Le nouvel établissement des Jésuites était situé à l'an- gle de la rue Sainte-Hélène et de la rue d'Auvergne, et s'étendait à l'orient jusqu'à la maison de retraites que je signale en commençant. La première de ces rues doit son'nom à une ancienne recluserie (1), dont l'imprimeur Roville acheta le bâtiment et les dépendances, dans le XVP siècle. La seconde ne fut ouverte qu'en 1738, sur un terrain concédé par le cardinal de la Tour d'Au- vergne, archevêque de Vienne et abbé d'Ainay. Le long de cette dernière rue existait une congré- gation de laïques sous la direction des Jésuites. Elle se réunissait d'abord dans une chapelle de l'intérieur de h maison ; mais, le 24 mai 1643, les congréganistes ache- tèrent de leurs directeurs un emplacement, moyennant 1,500 livres et une rente de 150, pour y construire un bâtiment, avec cette clause que, si les exercices venaient à cesser, les Jésuites ne pourraient rentrer en possession de ce bâtiment qu'en payant aux congréganistes l'achat (1) Détails sur les recluseries : Voir la Description de Lyon, par Cochard, t. 42. — Lyon tel qu'il était, par l'abbé Guillon, p. 22.