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JACQUES DE VINTIMILLE. 121 les cardinaux du Bellay et de Tournon, ceux de Lorraine et de Sens, les ducs de Guise et d'Àumale. Bientôt, les seigneurs de Rambouillet-d'Angennes, père et fils, à la maison desquels il était plus particulièrement attaché, lui donnèrent accès auprès de Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois , qui faisait bâtir le célèbre château d'Anet. Les devises et poésies que Vintimille composa pour cette délicieuse résidence, dans le genre où excel- lait son ancien ami Maurice Scève (1), eurent tant de succès, qu'elles lui concilièrent la faveur de Diane , sou- veraine maîtresse des libéralités du roi et de son cœur. Mais une protection qui lui était plus précieuse encore, parce qu'elle était le prix d'un solide mérite, était celle des chanceliers Olivier , Bertrand et de l'Hospital. Ce dernier surtout faisait beaucoup de cas de Vintimille, et ne perdait aucune occasion de le lui témoigner. Un office de conseiller-clerc étant devenu vacant au Parlement de Bourgogne, par l'élévation d'Antoine de Saint-Anthost aux fonctions de premier président du parlement de Roue», Vintimille en fut pourvu le 6 mars 1549 (2), et fut reçu le 10 mai 1850. Le décès d'un de ses collègues, Jean Tisserand, lui permit d'échanger cet office , le 5 octobre 1551, contre un office de conseiller-laïc. La réception de Vintimille en cette dernière qualité eut lieu le 13 novem- bre de la même année. Le parlement de Bourgogne avait à sa tête , en 1550, un illustre Lyonnais, un ancien membre de l'Académie de (1) Maurieius Scseva in charis mihi vixit amicis, Gallica quo primùm Délia clara fuit. (Vintim., dans l'élégie latine déjà citée.) 12) Guichenon et le factum conservé à la Bibliothèque impériale disent que ce fut à la recommandation de George de Vauzclles. Vintimille, dans son Discours des hommes illustres, etc., ne s'explique point à ce sujet.