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220               JACQUES DE VINTIMILLE.

les plus distingués du parlement, Jacques de Vintimille
et Jean Bégat.
   Le premier président lit ensuite notifier la commission
par tous les bailliages et sièges principaux de la province
de Bourgogne, et en même temps ajourner les députés de
chaque bailliage pour apporter par-devant les commissai-
res les procès-verbaux des conférences et avis sur la
réformation.
    Et le 30 décembre 1568, de Vintimille et Bégat, con-
seillers, réunis en commission avec le premier président
de la Guesle, dans son hôtel, en présence de Claude de Bre-
tagne,aussi conseiller,de Marc Fyot,avocat et conseil des
États, et de Lazare de Souvert, commis grenier desdits
États, commencèrent leurs opérations : ils en prononcè-
rent la clôture le 23 septembre 1569. Ce travail avait
donc duré environ neuf mois, pendant lesquels les com-
missaires s'étaient réunis plusieurs fois chaque semaine.
Les cahiers rédigés par eux comprenaient 391 articles.
   La commission dressa, l'année suivante, les procès-
verbaux de la réformation, avec le concours de Fiacre
Hugon de la Reynie, président à mortier, appelé pour
remplacer le premier président de la Guesle, qui venait
d'être nommé procureur-général à Paris ; et le nouveau
texte de la coutume, sanctionné par lettres patentes du
roi, devint exécutoire dans toute la Bourgogne, à partir
du 9 décembre 1575, jour où ces lettres furent entérinées
par arrêt du parlement. Il n'est pas besoin d'ajouter
 que des services si considérables avaient acquis à Vin-
timille autant d'influence au sein du parlement qu'il y
 avait rencontré, quelques années auparavant, de préven-
tions. Déjà, sur les Représentations de ce corps tout en-
 tier, des lettres patentes du roi du 17 décembre 1568,
l'avaient déclaré expressément affranchi de la déchéance