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POUR SERVIR A L'HISTOIRE DU FOREZ. **.).'> nière irre'cusable qu'il n'y a guère plus d'une centaine d'an- nées qu'ils ont définitivement adopté le lion à la place du soleil. Ces variantes héraldiques ont induit en erreur M. d'As- sier de Valenches dans son Mémorial de Dombes, en dési- gnant N. Jullien-Chomat, secrétaire du roi au parlement de la principauté en 1680, comme étant d'une famille différente de celle des Jullien de Villeneuve citée dans le même ou- vrage et dont un des membres était pourvu d'une charge de conseiller-secrétaire au même parlement, en 1677; et cepen- dant M. de Jullien de Villeneuve fut appelé k faire partie de l'assemblée de la noblesse du Forez en 1789, comme petit- fils de Claude de Jullien, conseiller au parlement de Dombes en 1680. Le même sieur de Villeneuve y représentait le sei- gneur de Lupé, son allié. Ceci confirme ce que nous avons dit plus haut, et prouve que M. d'Assier a eu tort de dési- gner ce Jullien-Chomat sous le nom exclusif de Chômât, tandis qu'il est certain que ce personnage, qui portait les armes se voyant à Notre-Dame, est la souche de la famille de Jullien de Villeneuve (page 192 et 221 , Mémorial de Dombes). Il est encore certain que ce nom de Chômât a été porté par les auteurs nobles ou anoblis de cette maison; leur venait-il d'une terre acquise, comme le dit VArmoriai du Lyonnais, Forez et Beaujolais, ou d'une alliance avec la famille Chômât ou Chaumat, qui a donné son nom a la Chau- massière? Je pencherais pour cette version. Voilà une longue dissertation sur les armoiries de cette famille ; nous ne nous permettrons pas de trancher ces si délicates questions d'ori- gine et de changement ou modification d'écu, a défaut de documents authentiques qui n'existent pas a notre connais- sance. Nous espérons qu'un jour la chose sera élucidée, et que nous aurons fait faire un pas à cette question, qui, quoique toute d'intérêt particulier et local, a le sien, puis- qu'elle doit aider a décider en grande partie la question