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•134 KUli BOURGELAT.
La ville essaya de transiger en leur offrant une aug-
mentation sur les 50 livres de pension stipulées dans le
traité de 1717. — Ils repoussèrent cette offre et exigèrent
le maintien du traité dans toute son intégrité.
Le prévôt des marchands exposa la difficulté à l'assem-
blée des notables, et il fut décidé qu'on modifierait les
plans, — que pour regagner ce qu'on perdrait en hauteur,
on ferait un corps de bâtiment en avant des écuries, ce
* qui serait tout aussi commode et ne coûterait pas davan-
tage ; que néanmoins on continuerait à négocier avec les
chanoines, le prévôt des marchands autorisé à traiter au
mieux des intérêts de la ville (1).
Le projet de reconstruction de l'Académie d'équitation
ne put être mis à exécution par suite de circonstances qui
nous sont inconnues ; — on sait seulement que les plans
envoyés à Paris en furent rapportés par Souffioten 1773,
et réintégrés au secrétariat (2).
En 1772, on forma un nouveau projet pour construire
une nouvelle Académie d'équitation en façade sur l'empla-
cement destiné pour une place publique au centre du nou-
veau quartier de Perrache.
En effet, le 23 octobre de ladite année, le Consulat émit
le vœu qu'une statue fût élevée à Louis XV au milieu de
la place du nouveau quartier de Perrache, et arrêta que
son député à Paris verrait immédiatement monseigneur
Bertin, en sa qualité de ministre de notre département,
pour en obtenir l'autorisation du roi, comme aussi pour
obtenir celle de construire sur un des côtés de ladite place
l'Académie d'équitation et une salle d'armes, priant Sa
Majesté d'accorder à la ville comme dédommagement les
terrains de l'arsenal, ainsi que la directe sur ces terrains,
(1) BB, Assemblée des notables, 866, f° 22.
(2) AA, Correspondances, 133, f° 42.