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RUE BOURGELAT. 133
C'est à la Guillotière que.fut fondée et, le 15 février
1762, que fut ouverte cette première Ecole vétérinaire qui
devait servir de modèle à celles de tous les pays (1).
Sous la direction de Bourgelat, les bâtiments de l'Aca-
démie d'équitation étaient devenus insuffisants pour loger
les nombreux élèves. Faisant droit à sa demande, le Con-
sulat décida le 14 octobre 1746 que les bâtiments seraient
exhausses et agrandis, qu'on réparerait à neuf le loge-
ment du directeur. Les travaux furent adjugés à l'archi-
tecte Roche sur devis montant à 13,000 livres (2).
Le 7 septembre 1766, l'assemblée des notables arrêta
que les bâtiments de l'Académie seraient démolis pour être
remplacés par d'autres plus vastes, plus commodes, et
qu'on ferait un hôtel pour le logement du directeur.
Le projet fut mis au concours; six plans avec devis fu-
rent déposés. — On donna la préférence à ceux de l'archi-
tecte Pierre-Julien Thenadey, dont le devis montait Ã
.88,220 fr.
Les travaux furent adjugés à l'auteur du projet le
27 mai 1766 (3).
A peine avait-on mis la main à l'œuvre qu'on se trouva
empêché par l'opposition des chanoines d'Ainay, toujours
à cause des servitudes non œdificandi stipulées dans la
vente du 16 septembre 1644.
(1) Bourgelat était propriétaire d'un immeuble important, situé rue
Buisson. Nous avons trouvé dans les registres des mesures et alignements
(DD, 6), que le 15 mars 1707, son père avait obtenu alignement pour
construire une maison dans cette rue, sur remplacement d'une écurie,
avec un reculement de 3 pieds 11 pouces. — Le 3 décembre de la même
année, autre alignement lui fut donné pour la construction de la maison
dite de Saint-Ambroise, même rue, en lui prescrivant un reculement de
4 pieds 7 pouces.
(2) BB, 312, Aetescons., f° 165.
(3) BB, 334, Actes cons., f° 59.