page suivante »
DE LA RUE SAINTE-HÉLÈNE. fit « de cette porte, remplacés par des grilles, l'image de la « sainte Vierge et celle de N. S, Jésus-Christ. Ces deux « figures de profil, sculptées sur bois, étaient d'une exé- « cution médiocre. » Il est bien étonnant que ces sou- venirs de la destination religieuse de ce bâtiment n'aient pas disparu sous le marteau des vandales de 93, qui trouvaient un si grand plaisir dans la destruction de tout ce qui pouvait rappeler la mémoire du passé. Il paraît que le propriétaire a fait en dernier lieu enlever ces deux médaillons, pour en assurer la conservation. XII. Dans Se siècle dernier, une grande partie du terrain de la paroisse d'Ainay était occupée par des couvents et des établissements publics. Cette partie de la ville se terminait au sud par des remparts, dont on peut reconnaître la direction , en suivant la rue des Rem- parts d'Ainay, — qui pourtant, du côté du Rhône, s'infléchissait vers le nord, — la place Henri IV et la rue Bourgelat; et même au bout de cette dernière, près de la Saône, on remarque des traces probables de la porte qui donnait entrée dans la ville (1). Deux seules rues aboutissaient directement de la place Bellecour aux rem- parts: celles de la Charité et Vaubecourt. Ainsi que je l'ai (1) Voici ce que je lis, dans le I. 2 e , n. 40, des Tablettes historiques. 1823 : « En 162!, on donna aux remparts d'Ainay une forme plus régu- « Hère, et ce fut à cette époque qu'on éleva le portail d'Ainay, dit d'Ha- « lincourt, qui se Irouvait près de la tête orientale du pont actuel d'Ainay, « et dont il existe encore quelques vestiges. » Sur le plan de 1740, cetlc entrée de ville se nomme parte d'Ainay, et celle à 'Alincourl (sic) est sur le quai de Serin.