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442                MÉDAILLIER LYONNAIS.

nous devons faire frapper ; nous souhaiterions qu'il eût
quelque rapport à noire institution et à notre établisse-
ment et que le revers fût aux armes de la ville. »
   On voit, par une lettre du 12 septembre, que M. Ànis-
son, pour se conformer à ce désir, s'adressa à M. l'abbé
Bignon, conseiller d'Etat et président de la Société des
inscriptions et médailles, à Paris, et le 26 décembre sui-
vant, il annonce à la Chambre que son jeton a été enfin
résolu dans l'Académie; qu'on s'est arrêté à me'tre d'un
côté les armes de la Ville et celles de la Chambre, avec
ces mots : La Chambre du Commerce de Lyon, et, pour
revers, un Mercure tenant à la main droite un caducée, et
de l'autre, une bourse, avec ces mots pour légende :
Consilio commercia firmat. Il conseille de prendre des
armes particulières pour la Chambre et de laisser à
 MM. les Prévôts des Marchands et échevins seuls celles
de la Ville, car tel est Se sentiment de l'Académie qui
 propose pour armes un lion rampant de même métal
que celui de la Ville avec entourage de fleurs de lis tout
autour de l'écu. — Quant au poids des jetons, il croit qu'il
ne faut pas les faire plus forts que ceux de Messieurs du
consulat.
   La réponse à cette lettre, le 22 janvier 1703, fut que
la Chambre adhérait à ce qui venait de lui être proposé,
en ajoutant toutefois qu'il serait à propos de retrancher
la bourse du Mercure; mais deux jours après, on ajou-
tait à la fin de la correspondance . « Pour ce qui con-
cerne nos jetons, nous soumettons respectueusement nos
sentiments à ceux de Messieurs de l'Académie, royale,
prenez donc la peine de les ordonner avec la devise qu'on
trouve à propos sans en retrancher la bourse. »