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AQ4                     LE CHATEAU DE CLÉPÉ.

 si le duc Louis de Bourbon n'eût suivi de près son aïeule.
 La duchesse Anne de Bourbon, sa veuve, à qui le séjour de
 Paris n'avait pu faire oublier Feurs, où elle avait passé son
 enfance, vint se fixer à Clépé et continua d'embellir le châ-
 teau préféré par son aïeule. A cet effet, elle achetait, le 4
juillet 1414, de Jeanne Madinier et de son fils Durand,
 « une maison sise audit château, tirant de la rue par la-
c quelle on va de l'église du prieuré à la tour du dit lieu (1). »
  e
    Les derniers souvenirs que la duchesse Anne retrouva à
Clépé, les embellissements qu'elle avait faits a cette de-
meure, la fertilité du sol, l'heureuse position du château
sur les bords de la Loire, tout se réunit pour y fixer la du-
chesse. C'est pendant ce séjour qu'elle agrandit, en 1414,
le prieuré de Clépé et y établit quatre religieux pour le des-
servir. Sa dévotion ne la porta pas seulement a faire de
nombreuses fondations de messes à Sury-le Comtal, Saint-
Bonnet-le-Château,Montbrison, Moind, Saint-Thomas, Saint-
Marcellin, elle signala surtout l'attachement qu'elle portait à
Feurs par la reconstructipn et l'agrandissement, en 1415, de
son église ravagée et en partie détruite par les Anglais. C'est
à cette pieuse comtesse que Feurs est redevable de trois
nefs qui composent aujourd'hui le vaisseau simple et hardi
de son église. Sur une des clefs de voûte de la grande nef,
on a sculpté les armoiries de Bourbon (trois fleurs de lis,
deux en chef, une en pointe ; un bâton péri au milieu). La
duchesse Anne n'oublia pas non plus la petite église de
Clépé, et, par son testament, fait au château de ce nom le
19 septembre 1416, elle ratifia « la fondation qu'elle avait
« faite en l'église et prieuré dudit lieu, d'une grand'messe a
« notes, à dire chaque jour de la semaine par le prieur, le


   (1) Inventaire des litres du comté de Forez, publié par A. Chaverondier,
p. 60.