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DE LA RUE SAINTE-HÉLÈNE. 47 pas oubliée par les Jésuites de Saint-Joseph, qui y don- nèrent une retraite pour les hommes, et une autre pour les jeunes gens, de huit jours chacune. Toute personne qui y était admise donnait trois livres par jour. Les retraites pour femmes se firent dans la maison voisine des Religieuses Pénitentes, et s'accomplissaient en un seul jour, dont la dépense était fixée à trente sous au moins. VI. Celle maison des Pénitentes, dans la rue Saint-Joseph, fut fondée en 1654 par le cardinal de Richelieu, arche- vêque de Lyon. On y recevait les filles de famille dont la conduite demandait une correction, et le plus grand nombrefinissaientpar se faire religieuses. La maison des recluses, — aujourd'hui prison militaire, — établie par les mêmes fondateurs, attenait à la précédente, et était destinée à la réclusion des femmes de mauvaise vie. La religion et la police avaient un égal intérêt au dévelop- pement de cette œuvre. C'est en raison de cela, qu'en J702 les échevins fournirent une somme de 1,500 livres aux directeurs, afin de contribuer aux frais d'aména- gement, a pour recevoir, loger et renfermer pour tou- te jours lesroaquereîles,qui prostituent les jeunes filles, « et les coureuses qui infectent la jeunesse et les sol- «. dats. » (Inv. des arch. comm. 1702.) La même cha- pelle desservait lesjdeux communautés, dont le but avait beaucoup d'analogie ; elle était sous le vocable de Sainte- Marie-Magdeleine, et depuis elle est devenue la paroisse de Saint-François. La première de ces maisons avait été confiée aux religieuses de la Visitation de Sainte-Marie,