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                A M. A. VINGTRINIER, Directeur de la

                           Revue du Lyonnais.



         MONSIEUR ,

  Vous m'avez souhaité la bienvenue d'une façon si.aimable,
et des lettres si flatteuses m'ont été adressées au sujet de
ma petite Nouvelle de Madeleine, que je crois ne pouvoir
mieux exprimer ma profonde gratitude à l'habile (1) Directeur
de la Revue du Lyonnais et à ses nombreux lecteurs, qu'en
m'empressant de leur conter une histoire des plus tou~
chantes, dont le dénouement a eu lieu à Lyon, il y a quel-
ques mois. Je n'ai fait que taire les noms des personnes :
on comprendra ma réserve à cet égard.
   Oui,Monsieur, je vous reviendrai souvent, puisque vous vou-
lez bien m'admettre au nombre de vos collaborateurs; et dans
mes modestes écrits, j'apporterai tous mes soins à prouver
que, quoi qu'on en dise, il existe bien des natures loyales et
élevées, bien des cœurs droits et dévoués. Ma tâche sera du
reste facile : je n'aurai pour cela qu'à me rappeler certains
souvenirs où la famille, ce grand et saint mot qu'on ne de-
vrait jamais oublier, joue toujours le principal rôle.
   Recevez, Monsieur et cher confrère, la nouvelle assurance
de mes sentiments les plus dévoués.

                              LB COMTE DE FOUDRAS.




   Oullins, 12 mai 1877.



  (1) Sic.




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