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                          CAILHAVA                            49
      Voyez, Messieurs, comme l'air de la nature.
               Lui donne l'impulsion,
               Qui fait notre admiration.
      Que les bords de cette eau sont d'un effet sensible !

   Il allait ainsi jusqu'à Berne ; qu'on nous permette de
nous arrêter auparavant.
   Et pourtant, ne pouvons-nous, avant de redevenir
sérieux, rappeler un dernier souvenir ? citer encore une
dernière chanson, et donner ici, ne pouvant le faire plus
tard, la romance delà fin, les couplets moitié gais, moitié
mélancoliques, chante's par Morel, en automne, à la
Maison Grise, quand tout le monde rentrait à la ville,
et qu'un orage commençait à gfronder dans le ciel de
Cailhava ?
    Malgré sa verve railleuse et ses goguenardes allures,
Morel, comme tous les poètes, avait-il lu dans l'avenir, et
deviné que, ses couplets chantés, les convives dispersés,
 on ne chanterait plus et on ne dînerait plus sur le coteau de
 Sainte-Foy, ou que du moins, Cailhava brisé ne recevrait
 plus chez lui les Intelligents ?
    On le croirait aux efforts qu'il fait pour être humoristi-
 que et jovial ; tâche vaine ! c'est la note triste qui prend le
 dessus.
    Voici ces vers qui clôturèrent la période heureuse de la
 vie de Cailhava.
                    ADIEUX A LA CAMPAGNE
                      DE L'AMI CAILHAVA.
                       air : Son voyage !

                        Bel ombrage,
                       Séjour gracieux
      L'hiver approche, ah ! pour moi quel dommage i
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