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259 d'une grande ville de trafic, d'argent et de bruit. On ne la connaît point 5 nul encore n'a interrogé ses échos historiques et recueilli les gloires de son passé. On ne la visite point. Quelquefois^ en passant, l'œil distrait vient-il à se porter sur ces vieilles murailles ? tout en continuant sa route, avec indifférence , on dit : Cela devait être beau dans son temps ! Du reste, nulle histoire sainte , terrible ou rêveuse (1), point de contes populaires, accrédités par la tradition du foyer domestique ; point de talent renommé qui, en les décrivant, ait imprimé à ces ruines le sceau d'une haute et durable célébrité. Ce n'est pas , après tout, que l'Observance soit un de ces monuments fameux autrefois, qui se recommandaient par leurs vastes proportions et par les prodiges de leur archi- tecture ; ce n'est pas qu'elle ait vu s'écouler une longue pé- riode de siècles, dont elle ait gardé l'auguste empreinte ; ou bien qu'elle impose l'admiration par le pittoresque étonnant de ses décombres : non ; mais elle a conservé son élégante structure, et, malgré la spoliation, de riches et précieux dé- tails ; mais elle est entourée de souvenirs pleins d'attraits (2) ; ; (1) C'est sans aucun fondement solide que M. Cochard, dans son Guide du Voyayeurà Lyon, prétend que Martial d'Auvergne, dit de Paris, a placé dans cette église la scène d'un poème d'ailleurs fort insignifiant. M. Cochard a été trompé par le titre de l'ouvrage où so trouvent les expressions générales