page suivante »
LES CHAMBRES DE MERVEILLES ou CABINETS D'ANTIQUITÉS DE LYON DEPUIS LA RENAISSANCE — SUITE i — . Les nombreuses reliques du monastère de Saint-Just, renfer- mées dans des châsses du plus grand prix, étaient exposées les jours de certaines fêtes à la vénération des fidèles. On en plaçait aussi quelques-unes sur le maître autel, le jour de la réception des chanoines. On lit, en effet, dans le procès-verbal de celle de M. Just de Tournon, sous la date du 30 juillet 1542. a Et fut dite et sonnée solennellement la messe saint Just et plusieurs gros reliquaires estint sur le maistre autel. » A cette messe assistèrent le cardinal de Tournon, Jacquesde Tournon, évêque de Valence, l'évêque de Viviers, grand aumônier de la reine, oncle et frères du récipiendaire, les abbés de l'Isle et de Savigny et un grand nombre d'autres dignitaires de l'Église. Enfin, ajoute ce même procès-verbal, « et fust faict un grand banquet aux despens de M. le cardinal de Tournon, où furent appelés tous les prélats dessus nommés,. Messieurs de saint Jean et de saint Just, tous les perpétuels de Saint-Just, Mmo la comtesse de Mont venir, sœur de M. de Tournon et plusieurs autres dames et seigneurs. La salle basse de Monsieur l'Obéancier était toute pleinede tables, en sorte qu'on ne se pouvoit tourner d'un costé ny d'aultre, et toute tapissée d'une fort riche tapisserie étant au dit M. le cardinal de Tournon. » ' V. la Revue lyonnaise, t. 111, p. 413, et t. IV, p. 56, 149, 300 el 366.