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150 LA R E V U E LYONNAISE « 8» Proche la porte de Vaise est le tombeau des Deux Amants qui est une masse de pierre quarée. « 9° Le château de Pierre Seise ou Eneise était l'ancien château des archevêques. « 10° De l'autre côté de la rivière, est le grand boulevard Saint- Jean et la porte dite de Halincourt taillée dans le roc, etbien voûtée. « 11° Tout l'espace qui s'étend depuis la grande boucherie des Terreaux jusqu'au Rhône était anciennement un canal de commu- nication entre ces deux rivières, où se tenoient les barques de ceux qui trafiquoient sur ces rivières. « 12° La base de la croix devant l'église Saint-Pierre porte une inscription antique. Il y en a quelques-unes dans l'église et au clocher. « 13° Les tables de bronze qui sont sous les portiques de l'Hôtel de Ville. « 14° Dans le jardin des pères de l'Oratoire il y a les restes d'un ancien aqueduc. « 15° Chez les Pères delà Sainte-Trinité sont plusieurs inscrip- tions amassées autrefois par MM. de Bellièvre et de Langes. « 16° Sur un escalier de l'hôtel Chevrières, à la place Saint- Jean, est un bas-relief et une inscription du dieu Mithras. « 17" A Nostre-Dame del'Isle, dans la cour de l'abbaye de Saint- Loup, proche laportedel'ancienRefectorium, est un tombeauà 'un lieutenant de la légion Flavia avec des bas-reliefs des quatre saisons; des vers léonins sur l'arc de la porte du réfectoire; une épitaphe de l'abbé Garin de Sartines, contre l'église de Saint- Loup. Dans l'église un tronçon de colonne de granit.,Un tombeau d'un lieutenant de la XXXV e légion sert de bassin à la fontaine publique. M. Spon a marqué les endroits de diverses inscrip- tions qu'il a recueillies en ses Recherches des antiquités de Lyon. » une série de chambres voûtées, très bien conservées et destinées sans nul doute à soutenir une grande terrasse située devant le théâtre romain. Ces chambres ont été comblées de terre, mais on voit encore les traces de l'arcature d'une voûte dans le mur qui, dans la gare, soutient celui sur lequel passe la rue. Je ne sache pas qu'on ait fait un plan ni un dessin de ces chambres. Elles étaient dignes cependant, de mériter l'attention de M. Martin Daussigny alors directeur du Musée.