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                        CHRONIQUE LOCALE                      413
 de Daphnis et plusieurs morceaux modernes dans lesquels il
 met à nu et fustige nos travers du jour.
    Parmi les personnages sur lesquels il exerce avec succès sa
 verve on peut citer la Cocote et le Gommeux. Nous le félici-
 tons de les cingler, mais qu'il en prenne son parti, le vice ne
 change pas et le gommeux et sa compagne ne sont pas près
 de disparaître.
    — Un prêtre lyonnais qui a voulu rester inconnu vient de
 publier, à propos du 17e centenaire du martyre de saint Po-
 thin et de ses compagnons, une brochure qui a plus de mé-
 rite que de grosseur : La prison de l'Antiquaille ; saint Pothin
 et les premiers martyrs de Lyon. Cette geôle, qui a peu souf-
 fert des années et des révolutions, est telle encore que du temps
 des empereurs romains à qui elle servait de prison d'Etat.
 C'est un des plus précieux monuments de notre ville et les
 légères réparations qu'on vient d'y faire, tout en la rendant
 digne des souvenirs qu'elle rappelle, n'ont pas altéré son ca-
 chet si vénérable et si sacré.
    — M. Savigné, l'habile imprimeur viennois, l'éditeur de
 la jeune et belle Revue du Dauphiné, a, ces jours-ci, écrit,
imprimé et publié un élégant et charmant petit volume :
 Guide à Vienne, nécessaire à tout voyageur voulant con-
naître l'antique cité. Non seulement l'auteur décrit à
grands traits sa ville natale, mais il fait l'histoire de chaque
rue et donne sur chacune d'elles une notice d'un vif intérêt.
Une liste des hommes illustres viennois complète la publi-
cation qui se termine par une notice sommaire sur le musée.
Le tout rehaussé par une excellente impression qui à elle
seule signalerait cette Å“uvre hors ligne aux amateurs.
    « L'horrible épidémie de suicide qui sévit depuis quel-
ques temps, dit le Courrier de Lyon, semble prendre chaque
jour des proportions plus considérables. Dans le seul mois
d'avril, pour le département du Rhôhe, il n'y a pas eu
moins de 26 personnes qui ont attenté à leurs jours. Voici
le détail de cette funèbre statistique :
    « Huit hommes se sont noyés, cinq pendus, deux se sont
brûlé la cervelle, un s'est asphyxié, deux se sont coupé la
gorge1, enfin un enfant de huit ans s'est jeté par la fe-
nêtre.
    « Pour les femmes, trois se sont pendues, deux noyées, une
s'est jetée par la fenêtre et une autre s'est empoisonnée. »
   Et on parle de notre civilisation, et on gémit sur les siècles
de barbarie qui ont précédé 1793 ; il nous semble que
nous n'avons pas grand chose à leur envier. ».
   — L'Institut des provinces de France nous communique
la note suivante :
    « Par arrêté de M. le comte de Toulouse-Lautrec, directeur
général de l'Institut des provinces de France, rendu sur la