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218                ÉTUDES   ÉTYMOLOGIQUES

saurait se référera l'objet de notre étude. Voici du reste
le^texte de cet écrivain : Nomine pagi quod posuit nostris
ipse Triumvir agris ; texte dans lequel il n'est question
que du nom et nullement de la qualité, et quele savant
Père Menestrier a eu, selon nous, le tort d'invoquer dans
cette circonstance.
   Cochard, Clerjon et tout nos autres écrivains moder-
nes n'ont fait que copier leurs devanciers, mais sans toute-
fois apporter la même réserve dans leurs appréciations et
sans recourir aux pièces originales. Ils ont adopté car-
rément pour Trion le thème de Trifonlius.
   L'un d'eux fait même une brillante et poétique des-
cription de ce lieu tel qu'il devait être à l'époque romai-
ne ;mais hâtons-nous de dire que les couleurs de ce tableau
sont prises dans la trop féconde imagination de l'au-
teur.
   Les jardins de la partie la plus élevée, dit-il, étaient
 rafraîchis par les fontaines qui s'échappaient de trois
vastes tuyaux. Au milieu de chaque touffe pittoresque
des arbres et des arbrisseaux, au milieu des statues sans
nombre qui ornaient la colline, on voyait s'élancer dans
les airs mille jets d'eau entretenu s par les mêmes sour-
ces, etc
    On voit quele nom de Trifonlius a prévalu; il a été
adopté, répéterons-nous, par quiconque s'occupe de
l'histoire de notre ville.
   Mais voici quelques notes qui viennent bouleverser
toutes ces idées reçues et détruire de fond en comble ce
laborieux échafaudage;elles sont extraitesde chartesravies
à la poussière de nos archives et demeurées inconnues
jusqu'à ce jour ; elles ont été scrupuleusement compilées,
étudiées.
    L'une d'elles, qui remonte à l'année 868 contient une