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198 CAILHAVA Lut qui y ajouta des notes et un glossaire ; enfin, en 4845, Léon Boitel, dans toute l'ardeur de son zèle et tout l'éclat de sa réputation, en avait donné une édition splendide, in-12, tirée à 200 exemplaires et qu'on peut mettre à côté des plus beaux ouvrages de Lyon et de Paris. Mais M. Monfalcon possédait des bois admirable- ment gravés par Bernard Salomon, dit Le Petit-Bernard, sur les dessins de Jean de Tournes, et il espérait faire une édition qui éclipserait toutes les précédentes ; il s'agissait simplement de choisir un imprimeur. Or, en ce temps là , le directeur actuel de- la Revue du Lyonnais venait d'acheter l'imprimerie si élégante et si connue de Boitel et, dès les premiers jours de sa prise de possession, M. Monfalcon lui avait confié la réimpression de la Table de Claude, grand in-folio. Cette impression avait si bien satisfait l'historien de Lyon, qu'il voulut confier aux mêmes presses le futur chef-d'œuvre; l'imprimeur fut mandé ; un caractère n° 6, élégant et fin, trié entre plu- sieurs, fut acheté à la Fonderie Générale, une des premiè- res maisons de Paris et l'impression commença. . , Le papier était magnifique, l'encre superbe, l'ouvrier, de l'avis même de M. Louis Perrin qui l'enviait à son rival, un des meilleurs de Lyon. Une feuille fut tirée et le résultat comblait toutes les espérances ; mais la seconde était à peine composée, que M. Cailhava revint de voyage. Par son influence, l'impression fut interrompue, les bois de Jean de Tournes redemandés, et tous les frais payés, la feuille fut mise au pilon. La copie, envoyée à Paris, fut dès lors confiée aux soins de M. SimonRaçon, dont les presses plus connues en firent un des plus jolis bijoux typographiques qu'il soit possible de rêver. L'édition Cailhava-Monfalcon, parue en 4853, fut tirée à cent vingt exemplaires numérotés. Le n° 1 qui appar- i