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333 sur divers points d'érudition , ou de dresser des mémoires sur l'histoire et sur les généalogies, n'eussent point partagé son temps et son attention. Il s'occupait encore aussi volontiers à faire des missions à la campagne, qu'à prêcher dans les grandes villes ; e t , lorsqu'il se trouvait engagé dans le travail par ses supérieurs , il se chargeait avec plaisir du soin de faire l'ins- truction aux enfants. • Les dernières années de sa vie, ne pouvaut plus vaquer, < aussi assidûment qu'il avait fait, au ministère de la prédicalio», il s'appliqua entièrement à écrire. L'Histoire eousulaire de Lyon et plusieurs autres ouvrages qu'il a donnés au publie, durant ce temps-là , sont des fruits de son élude. On a trouvé parmi ses papiers quantité de mémoires sur divers sujets, auxquels il n'avait pas mis la dernière main. Ce qu'il y a de plus achevé, ce sont trois volumes assez gros: un, sur tes décorations; un autre, qui contient l'histoire de l'Ordre de la Visitation; et un troisième, sur l'histoire de l'Eglise de Lyon. Sa patrie doit regretter qu'il n'eût pas eu le temps d'a- chever ce dernier ouvrage. Il avait fait des découvertes pro- pres à justifier cette église sur plusieurs articles, où ses adversaires, en divers temps, ne lui avaient pas rendu la jus- tice qui lui était due. On peut juger de ces découvertes par la dissertation qui parut dans les Mémoires de Trévoux du mois de mai dernier, où il prouve que ni Florus, ni l'Eglise de Lyon ne sont auteurs des livres publiés sous leur nom, tou- chant l'affaire de Gotescalque. 11 est vrai qu'un des plus sa- vants critiques de notre temps a prétendu réfuter cette disser- tation , mais le public pourra voir bientôt lequel des deux a raison. « A ces grandes qualités et à cette rare érudition, le P. Me- nestrier joignait des vertus encore plus estimables, surtout dans un prêtre et dans un religieux, que tous les talents natu- rels ; son inclination pour l'étude et l'excès du travail où il se trouvait quelquefois engagé, par la considération qu'il avait pour ses amis, et pour des personnes d'un rang distingué, ne