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sur divers points d'érudition , ou de dresser des mémoires sur
l'histoire et sur les généalogies, n'eussent point partagé son
temps et son attention. Il s'occupait encore aussi volontiers à
faire des missions à la campagne, qu'à prêcher dans les grandes
villes ; e t , lorsqu'il se trouvait engagé dans le travail par ses
supérieurs , il se chargeait avec plaisir du soin de faire l'ins-
truction aux enfants.
   • Les dernières années de sa vie, ne pouvaut plus vaquer,
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aussi assidûment qu'il avait fait, au ministère de la prédicalio»,
il s'appliqua entièrement à écrire. L'Histoire eousulaire de
Lyon et plusieurs autres ouvrages qu'il a donnés au publie,
durant ce temps-là, sont des fruits de son élude. On a trouvé
parmi ses papiers quantité de mémoires sur divers sujets,
auxquels il n'avait pas mis la dernière main. Ce qu'il y a de
plus achevé, ce sont trois volumes assez gros: un, sur tes
décorations; un autre, qui contient l'histoire de l'Ordre de
la Visitation; et un troisième, sur l'histoire de l'Eglise de
 Lyon. Sa patrie doit regretter qu'il n'eût pas eu le temps d'a-
chever ce dernier ouvrage. Il avait fait des découvertes pro-
pres à justifier cette église sur plusieurs articles, où ses
adversaires, en divers temps, ne lui avaient pas rendu la jus-
tice qui lui était due. On peut juger de ces découvertes par la
dissertation qui parut dans les Mémoires de Trévoux du mois
 de mai dernier, où il prouve que ni Florus, ni l'Eglise de
 Lyon ne sont auteurs des livres publiés sous leur nom, tou-
 chant l'affaire de Gotescalque. 11 est vrai qu'un des plus sa-
 vants critiques de notre temps a prétendu réfuter cette disser-
 tation , mais le public pourra voir bientôt lequel des deux a
 raison.
    « A ces grandes qualités et à cette rare érudition, le P. Me-
 nestrier joignait des vertus encore plus estimables, surtout
 dans un prêtre et dans un religieux, que tous les talents natu-
 rels ; son inclination pour l'étude et l'excès du travail où il
 se trouvait quelquefois engagé, par la considération qu'il avait
 pour ses amis, et pour des personnes d'un rang distingué, ne