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27 marbre noir, une inscription gravée en lettres d'or. Mais, lors de la démolition , achevée dans le mois de mars 1836, personne ne prit soin de relever ce souvenir historique, et la pierre qui le retenait fut vendue comme pierre avec le reste des matériaux provenant de l'édifice, avec la grande porte d'entrée , d'un bois travaillé merveilleusement. Après quelques recherches, nous l'avons enfin découverte , cette modeste inscription , gisante dans l'herbe d'un chantier, à la Gare de Vaise, puis nous en avons scrupuleusement transcrit le texte et conservé la disposition des lignes. La voici : D. 0. M. * QU0D AN. D M I . M . D . C . XXV PI^S MEMORI/E C/ESAR LAURE CIVIS LUGDUNENSIS S O C I E T A T I S MISERICORDI.Îi F U N D A T 0 R B a DEIPAUA ET B° JOANNE BABTISTA TUTELARIBUS SUIS SUMPTIBUS AUGUSTUM SACELLUM E R E X E R A T AUGUSTUM MAGIS ET AMPLUM EJUSDEM S O C I E T A T I S FRATRES J E R E P R 0 P R I 0 E T CURA DENUO C. C. AN. M. D. C. L II. Comme on le voit , à Cœsar Laure seul appartiennent les honneurs de cette primitive fondation. Cet homme de bien mourut en 1636 , année où fut érigée et confirmée la confrérie qu'il avait fondée. Il avait accompli son œuvre ici-bas, Dieu le rappelait à lui. Par une singulière concordance de dates, la chapelle de la Miséricorde a été démolie deux siècles après et dans le même mois où elle avait été autorisée par le pouvoir archiépiscopal ! * En voici la traductiou : Au Dieu tout puissant et très-grand. La sainte chapelle que , en l'an du Seigneur i 6 a 5 , Cœsar Laure , de pieuse mémoire , bourgeois d« Lyon, fondateur de la société de la Miséricorde, avait élevée, à ses frais, sous l'invocation de la sainte Vierge et de saint Jean-Baptiste , les Confrères de la mémo société la rendirent plus sainte et plus grande de leurs propres deniers , l'an i6Ô2,