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la seconde s'adresse au Gouverneur de Lyon, Monsieur de la Guiche, la
troisième au Corps de Ville (Messire René Thomassin, sieur de Montmar-
tin, prévôt des marchands, Antoine Henry, sieur de la Salle, premier éche-
vin, André Laurens, sieur de la Sarra, juge conservateur, second échevin,
Guillaume Charrier, troisième échevin, Michel de Pures, quatrième éche-
vin), la quatrième aux officiers de justice, la cinquième au clergé et la
sixième au prélat qui a dit la messe, Monseigneur d'Epinac.
Le discours d'ouverture de
Messire Forget commence en ces
termes : « Nous lisons en l'an-
cienne loy que toutes les fois
que le Grand Prêtre entroit au
Sanctuaire les deux pierres pré-
cieuses appelées sardoniches ou
oniches qu'il portoit sur son
Ephod souloient rendre une
lueur ou splendeur sy admirable
que tout le Peuple en estoit mi-
raculeusement resplandissant en
un jour de bataille ou quelque
fois set rouvoit le grand presbtre
revestu de ses ornements.
« Dieu par ceste splendeur
extraordinaire faisoit entendre Ã
son peuple qu'il l'assistoit. Mais
Josephe que saint Jérosme ap-
pelle Grœcum livium qui est compté par lui entre les autheurs ecclésias-
tiques raconte qu'environ deux cents ans auparavant qu'il escrivit les An-
tiquités la malice du Peuple estant desbordée ces sardoniches, ces pierres
précieuses qui estoient aux ornements du Grand Presbtre discontinuèrent
leur lueur ancienne, ne rendirent plus leur accoustumée splandeur il en
rend raison par ces mots : Irato inquit, Deo propter legum suarum prevari-
cationem.
« L'ornement des Roys, la pierre précieuse qui les pare, qui les enri-