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 ne fut point restaurée par Belloni. Il n'intervint directement ni pour l'abla-
 tion ni pour la repose, mais les marbriers lyonnais qui en furent chargés
 avaient été ses collaborateurs pour les mêmes opérations concernant la
 mosaïque des Jeux du cirque, et mettaient ses leçons à profit. C'est sans
 doute ce que veut dire Artaud : « Les sieurs Bernard et Jamey, marbriers
 distingués de cette ville, l'ont déplacé et replacé (ce pavé) d'après les docu-
 ments de M. Belloni » l . Le 3 août 1821, Bernard et Jamey signaient avec le
maire un traité par lequel ils s'engageaient à enlever, transporter par eau et
placer au musée la mosaïque représentant le combat de l'Amour et du dieu
Pan, d'environ huit pieds sur six, pour la somme de 1.800 francs, tous frais
et fournitures compris, sauf les plates-bandes en marbre dont on voudrait
l'entourer. Le traité constate qu'elle est en très bon état et sans dégradation.
Pour le transport, elle sera divisée en six parties au plus. La réparation de
toutes les « écornures », quelle qu'en soit la cause, incombera aux marbriers.
L'ensemble des opérations sera fait selon les procédés de Belloni. Le 30
août 2 , la fourniture des plates-bandes d'entourage en marbre griote fut
adjugée aux mêmes marbriers pour 325 francs, et le 14 décembre ils pro-
duisirent un compte de 388 fr. 37, visé le 16 par l'adjoint Ëvesque, réglé le
21 à 380 francs par l'architecte Flacheron, pour la pose de cette bordure et
les raccords au pavé de la salle. La récapitulation de toutes les sommes ci-
dessus mentionnées fait ressortir le coût de la mosaïque en place, balustra-
de 3 non comprise, à 4.505 francs.
      Elle entra donc au musée dans les derniers mois de 1821, un peu avant
la mosaïque Cassaire. Cela résulte non seulement des pièces analysées, mais
aussi de la place qui lui fut assignée. Bien que les indications d'Artaud
soient vagues, comme d'habitude — « sur le sol de la galerie des tableaux »,
dit la notice de 1835 4 ; « dans la grande salle des tableaux », dit l'inventaire
de 1833 5 — nous savons qu'elle fut placée dans la partie de cette salle la

     1.1835, p. 63.
     3. D'après cette pièce, la mosaïque représente « un combat entre l'Amour et le dieu Pan ».
     3. Le 28 février 1823, Artaud écrit à l'adjoint Évesque : « On ne s'est point encore occupé de la balus-
trade de la petite mosaïque ni de la peinture de celle (i) qui est achevée » (Arch. mun., série R a , Conservation
des Arts, administration).
     4. P. 63.
     5. P. 32-