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de Pausanias, sans compter des découvertes nombreuses et importantes
qu'il a eu le mérite et le bonheur de faire sur plusieurs points de la Morée,
et dont la note communiquée à la commission scientifique de Bavière et
publiée en Allemagne par les soins de mon savant ami, M. le professeur
Thiersch, directeur de cette commission, sert actuellement de base à de
nouvelles explorations.
     Raoul Rochette signale au Ministre la topographie ancienne de Sparte,
du Plataniste et de ses environs, etc. Vietty a découvert l'Heraeon ou temple
de Junon, près d'Argos, le Megaron, la situation de nombreuses villes ; il
assure avoir découvert plusieurs villes très anciennes et jusqu'ici inconnues
dans la Messénie, l'Arcadie, et quelques autres points du Péloponèse, des
monuments funéraires appartenant à la haute antiquité grecque, et parmi
lesquels l'auteur se flatte d'avoir reconnu avec exactitude les tombeaux du
roi Pausanias, de Brasidas et d'Epaminondas. Il a pu procurer des rensei-
gnements plus exacts et plus abondants sur Clitor, Psophis et Telphuse,
toutes couvertes de ruines qui n'ont jamais été dessinées. Son ouvrage
représentait trois volumes in-8° de texte et un de dessins. — « On parle d'un
second voyage de M. Vietty en Morée ».

      Quand ce rapport fut présenté, Vietty n'était rentré en France qu'au
mois de décembre précédent, et il n'avait pu s'embarquer que parce que
Sebastiani lui avait avancé 500 francs. Déjà, en juillet, Fulchiron, député du
Rhône, parlait de sa triste situation, et, à la même époque, Corcelles, « son
ami intime », avait reçu une lettre dans laquelle Vietty demandait des subsi-
des parce qu'il était retenu à Sparte pour des dettes qu'il avait dû contrac-
ter, et il ajoutait en écrivant au ministre : « M. Ludovic Vitet, mon ami,
peut donner assez de renseignements sur M. Vietty pour témoigner com-
bien cet artiste est capable d'ajouter aux travaux de la commission dont il
est membre ».
     Les membres de la commission n'avaient pas tardé à revenir ou
avaient quitté la Morée pour voyager dans le Levant. Une décision du mois
d'octobre autorisa « les membres de l'expédition abandonnés par leurs compa-
gnons à prolonger leur séjour jusqu'au I er juillet 1830». Seul, par amour
de la science, Vietty ne put se résoudre à quitter la Grèce au moment fixé.