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taies contre eux données, ou par l'entretenement des ordonnances ou
punitions des mauvais juges, ou pour vuider les appellations verbales, qui,
par la trop grande affluence des causes, qui viennent aux Parlemens, ou,
qui, par la pauvreté des parties, sont demeurées indécises a1.                   i
      Des Grands Jours furent tenus à Montferrand (1454-1481-1520),
Angers (1539)5 Moulins (1534-1540-1550), Poitiers (1454-1531-1541-1567-
1579), Riom (1542-1546), Tours (i533~i547) e t Troyes (1402-1535). Par
l'édit de 1579, ils durent désormais être régulièrement assemblés tous les
ans dans les villes les plus éloignées des sièges de Parlements. Les guerres de
religion empêchèrent l'exécution de l'édit ; des Grands Jours furent cepen-
dant tenus en 1582 à Clermont-Ferrand, avant de l'être à Lyon en 1596.
      Ces assises solennelles durèrent dans notre ville, du 17 août au 7 dé-
cembre. Elles vinrent clore une période de troubles et de guerre civile
comme Lyon n'en avait encore jamais traversée : les guerres de religion y
avaient sévi avec une violence inouïe, de 1560 à 1594, attisées par le voisi-
nage de Genève, capitale du Calvinisme, par les haines que la domination
temporelle des archevêques y avaient suscitées et par le ferment des doctrines
évangéliques de Pierre Valdo que les persécutions n'avaient pu détruire.
L'imprimerie lyonnaise, entre les mains de nombreux réformés venus
d'Allemagne, facilitait aussi, dans la population, la diffusion des pamphlets
et des livres protestants.
      Lyon, en 1562, fut pris sans coup férir par le baron des Adrets, chef
des Réformés du Dauphiné. Bien qu'en révolte ouverte contre le pouvoir
royal, il s'empressa de reconnaître l'autorité du lieutenant du roi, François
d'Agout, comte de Sault, son camarade de collège, qui fait assez figure de
félon dans l'affaire. Cette reconnaissance est du même ordre que celle de la
liberté de conscience accordée aux catholiques, dont il s'empressa de
détruire les églises, les cloîtres, 'les chapelles et d'incendier les archives et
les bibliothèques 3. Toujours à ce titre, il leur interdit la messe et les empri-

      1. Note Mss Dupuy 563, £° 85, Bibliothèque nationale.
      2. Cf. De tristibus Franciœ libri quatuor, ex bibl. lugd. codice nunc primum in lucem editi, cura et
sumptibus L. Cailhava, Lugduni, 1840, in-8.
      G. de Saconay, Discours des premiers troubles advenus à Lyon avec l'apologie pour la ville de Lyon, contre le
libelle faucement intitulé, la Juste et saincte défense de la ville de Lyon; à Lyon, Michel Jove, 1569.
     La juste et saincte défense de Lyon en 1562 ; Lyon, 1563.