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encore découverte, de Romanos, et qui nous livre quelques brefs détails sur
l'existence du saint.
Saint Romain le Mélode était originaire de Syrie. Il naquit à Emèse et
fut attaché, comme diacre, à l'église de la Résurrection, à Béryte. Sous
l'empereur Anastase — aucun biographe ne précise — Romanos se rendit Ã
Constantinople, à l'église de la Très Sainte Vierge en tis Kyrou. Il passait
ses jours, et parfois des nuits entières en prières et en méditations, et il lui
arrivait souvent de se rendre au palais impérial des Blaquernes. Une nuit,
Romanos dormait profondément. En songe, il vit la Vierge, qui le considéra
un instant. Puis, lui tendant un parchemin, elle lui dit : « Prends ce parche-
min et mange le ». Le saint « en songe sentit qu'il ouvrait la bouche et il
dévora le parchemin ». C'était la veille de Noël. De bon matin, Romanos
s'éveilla, et, aussitôt debout, tout plein de Dieu qui l'inspirait, il se mit Ã
chanter la gloire du Seigneur. Puis, il gravit les marches de l'« ambôn », et il
entonna son hymne célèbre :
La Vierge, aujourd'hui, met au monde...
Romanos resta à la même église. Et lui-même, raconte le synaxaire de
Jérusalem, écrivit plus de mille hymnes (Kontakia). A sa mort, le manu-
scrit de ses œuvres fut déposé dans la bibliothèque de l'église où, le I er oc-
tobre, on célébrait pieusement sa fête.
Nous ne savons rien de plus de Romanos, dont le nom figure égale-
ment le 9 octobre sur les calendriers arméniens. Des mille kontakia que lui
attribue la légende, nous n'en possédons que 80 environ. Le plus grand
nombre est-il perdu ou se cache-t-il sous d'autres noms ou sous l'anony-
mat dans les nombreux manuscrits byzantins non encore explorés ? Faut-il
entendre le mot « kontakion » au sens de « strophe », comme le fait Nicodè-
me le Synaxariste ? — et, dans ce cas, nous posséderions la plus grande partie
des hymnes de Romanos — Ce n'est pas le lieu de trancher cette question,
et la gloire de Romanos repose moins sur le nombre de ses hymnes que sur
leur perfection et leur imposante majesté.
La qualité maîtresse de Romanos est, en effet, la grandeur. Il n'est,
assurément, pas toujours égal à lui-même, et bien de ses hymnes, consacrés
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