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 plus rapprochée de la salle des Antiques ou de la Momie, dans celle qui
est aujourd'hui le premier compartiment oriental de la galerie des peintres
lyonnais (ancienne galerie Chenavard) et qui contient la mosaïque de
l'Ivresse de Bacchus. L'emplacement est défini avec toute la précision dési-
rable dans le dossier d'une seconde repose dont nous allons parler. Par
conséquent, l'inventaire de 1833 énumère les trois pavements qui déco-
raient alors le sol de la grande salle des tableaux, mosaïques Michoud,
 Cassaire et Montant, ces deux dernières encore à la même place, en allant
de l'est à l'ouest et en suivant l'ordre chronologique de la pose. La note
manuscrite d'Artaud, déjà plusieurs fois citée au cours de ces études, ne
mentionne que deux mosaïques au musée, celle des Jeux du cirque, « fixée
sur le plancher de la salle des Antiques », et celle de l'Amour et de Pan,
« qui est dans la galerie des tableaux ». Lorsqu'il écrivait cette note, Artaud,
avons-nous vu *, songeait pour faire pendant à la mosaïque Macors de
l'autre côté de la mosaïque Michoud, non à la mosaïque Cassaire, qui prit
effectivement cette place, mais à la mosaïque de Méléagre et Atalante, qui
n'entra jamais au musée. Il n'oubliait certainement pas la mosaïque Cassai-
re ; mais, sachant que les réparations à y faire étaient considérables, il
croyait qu'elle séjournerait encore de longs mois 3 dans l'atelier de Belloni
et lui destinait sans doute la place que la mosaïque de Méléagre, beaucoup
moins vaste, eût laissée disponible à l'extrémité occidentale de la galerie. La
rédaction de la note et, par conséquent, la mise en place de la mosaïque
Michoud, ont précédé l'arrivée à Lyon de la lettre en date du 15 novembre
18213, où Belloni annonçait que la mosaïque Cassaire, restaurée, avait déjà
quitté son atelier.
      3. Nous aurons à raconter, dans le chapitre de la mosaïque Contamin,
pourquoi la mosaïque Michoud fut déplacée et transférée là où elle est
maintenant, sur le sol jusqu'alors inoccupé du quatrième compartiment de
la galerie, l'ancien chauffoir des Dames de Saint-Pierre 4. Disons seulement

    1. Chap.II,§I, n°3.
    2. La mosaïque Macors, beaucoup moins grande et moins endommagée, y avait séjourné huit ou neuf
mois.
    3. Arch. mun., R2a.
    4. Voir Eug. Vial, dans les Musées deLyon en 1906, p. 13 et suiv.