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ET J . - J . ROUSSEAU. 433
nombre de belles maisons bà lies dans le goûi moderne.
Ce lieu est commerçant ; outre un marché qui se tient le
mercredi de chaque semaine, il y a trois belles foires qui se
îenaienl autrefois à Si-Germain, d'où elles ont été transférées
à Ambérieux, et qui ont lieu les jours de St-Simon, St-Ni-
colas et Si-Antoine. La principale branche de commerce de
ces foires esl celle des noyaux et du chanvre; celle de St—Si-
mon est aussi celle où se vend beaucoup de cercles de ton-
neaux, vases et ustensiles propres à la manutention des vins.
Le vin esl la principale production de la commune. Les vi-
gnes ont presque toutes leur aspect au midi cl au couchant.
L'on donne les plus grands soins à leur culture; elles sont
tenues à deux mètres et plus de hauteur, ce qui est très dis-
pendieux à cause des échalas. Presque tous les cultivateurs de
celle commune sont vignerons ; les vignes se cultivent à moitié
fruil. Le propriétaire fournil l'engrais ; le vigneron les écha-
las ; c'est ce dernier qui fait tous les frais des vendanges. II
esl aussi obligé de relier chaque année les tonneaux du maître,
sans aucune rétribution.
La population d'Ambérieux est de2,286 habitants. Lors de
l'établissement des déparlements et des districts, il fut le lieu
où siégea le Iribunal du district de Sl-Rambert. Il y a sub-
sisté jusqu'à leur suppression, lors de la publication de la
Constitution de l'an IV. L'on sait que sous cet ordre de choses
il n'y avait pas de tribunaux d'appel en titre, mais que les
appellations se portaient de tribunaux à tribunaux, dont un
tableau était formé dans chaque tribunal. Le tableau des tri-
bunaux pardevant lesquels se portaient les appels des juge-
ments rendus par celui d'Ambérieux, comprenait les tribu-
naux de Belley, Nantua, Bourg, Montluel, Trévoux, et hors
le département, ceux de Lyon et de Villefranche.
Avant cet ordre de choses, celte commune était le chef-lieu
d'une justice seigneuriale qui s'exerçait sur les lieux mîmes.
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