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428 HISTOIRE DE LYON. sien, c'est ce que l'histoire ne nous dit pas ; mais serait-il trop téméraire.de penser que le diacre Sanclus fut envoyé à Lyon par son évêque? Je me bornerai maintenant à signaler le ton beaucoup trop lyri- que des dernières pages, qui sont relatives à l'invasion des Barbares. Quelques réflexions plus calmes et surtout plus appropriées au su- jet, me plairaient davantage. Ces généralités seraient mieux placées dans une histoire de France que dans une histoire de Lyon. Quoiqu'il en soit de ces observations nombreuses et minutieuses très souvent, cette nouvelle Histoire excite l'intérêt et effacera assurément celle de Clerjon. Elle est écrite en général avec facilité, parfois d'une manière assez brillante, mais elle aurait besoin d'être plus contenue et plus sereine. Nous ajouterons un mot de di- verses négligences de style, ou de quelques locutions vicieuses. L'auteur ne dirait pas, dans le langage habituel : On verra ce qui peut demeurer de cette opinion (page 62). Il ne dirait pas davan- tage : Il est possible et vraisemblable qu'il ait existé (page 63) ; ni prendre une opinion de son mérite (page 189) ; ni du sang afri- cain coulait dans ses veines (page 113) ; ni sa haute capacité (page 184), car une capacité est profonde, au lieu d'être haute ; ni le pa~ (janisme avait constitué la société comme elle l'était (page 166) ; ni une médaille frappée dans Lugdunum (page 78) ; ni un but commun à tous ces édifices (page 192), car un édifice a une desti- nation, mais ne peut avoir de but. M. Monfalcon emploie quelque- fois cette locution : Sous le rapport des droits (page 90), SOMS d'autres rapports (page 70) ,• c'est une manière de parler qui est anti-grammaticale, quoique fort usitée. Il dit encore aussi grande (page 78), aussi précis (page 80), pour si grande, si précis, quand il n'y a pas de terme de comparaison ; et autant, lorsqu'il faudrait tant, « un homme qui aime autant sa patrie (page 99). « MM. Breghol du Lut et Péricaud ont mis à la disposition de M. Monfalcon leurs longues et scrupuleuses recherches sur l'histoire de notre ville. Ce qu'il peut y avoir d'eux, dans ce premier cahier, nous l'ignorons, car leur nom n'y est pas, et, du reste, ils se sont beaucoup plus occupés des temps modernes que des temps anciens. Je m'arrête, en attendant une nouvelle livraison. Ces critiques