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359 cadée, on peut, sans danger cotnme sans fatigue, les monter dans tous les pays , dans les chemins les plus périlleux et les plus escarpés. Dans les deux premières lieues que l'on fait après avoir passé le chemin de fer, on trouve peu de choses remarqua- bles ; la végétation n'y diffère pas sensiblement de celle de nos coteaux; m a i s , après deux heures de m a r c h e , u n e bruyère petite, une pelouse fine, annoncent qu'on approche des stations élevées. Quelques minutes avant d'arriver au Planil, nous avons trouvé en ileur la violette de montagne (viola montana L.), le saxifrage grenue (saxifraga granu- lata L.); en boutons l'anémone des prés (anémone praten- sis L.) , et d'autres plantes également très-communes, mais passées dans nos environs; Torchis à odeur de sureau (orchis sambucina ) , plante assez r a r e , qui se distingue par sa tige haute de 15 à 20 cent. , par ses feuilles lisses , marquées de lignes parallèles plus apparentes à la face inférieure; par ses feuilles inférieures , l a r g e s , concaves , obtuses, par les cau- linaires étroites, p o i n t u e s ; par son pédoncule anguleux et ses fleurs disposées en épi court ; par les cinq divisions su- périeures des enveloppes florales , rapprochées en casque : les deux divisions externes sont écartées après leur enlier développement ; par le tablier, ponctué à son origine et di- visé en trois lobes, dont celui du milieu est p e t i t , pointu , triangulaire, et les deux latéraux sont grands , crénelés ; par son é p e r o n , c o u r b e , conique, g r o s , souvent aussi long que l'ovaire, quelquefois p l u s , d'autrefois moins. Relativement à la couleur, cette plante présente deux variétés que nous avons trouvées dans la même localité : l'une est à fleurs jau- nâtres , l'autre à fleurs violettes ; celle-ci a les bords des feuilles supérieures, le pédoncule et les bractées colorés. En quittant le Planil, nous avons parcouru le vallon qui était à notre droite. Ce chemin est plus long, mais en le sui- vant, on voit les belles cascades qu'on appelle Saut du Gier. Les prés rapprochés du sommet de la montagne ont encore