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vrage : leur cœur paternel se rassure en voyant les gages
de leur tendresse puiser dans vos leçons les principes d'une
morale douce et pure , et recevoir de votre exemple celui
des vertus qu'ils doivent un jour à la société : la naissance
d'un nouveau prince échauffera par vos soins leur émula-
tion, en même temps qu'elle assure le bonheur des peuples.
« Une bonne éducation est un bienfait qui se répand sur
chaque action de la vie.
« Ce sont là , Messieurs, les services importants que
vous rendez à la patrie : continuez à veiller, avec le même
zèle, sur le dépôt de ses plus tendres espérances, et soyez
persuadés que si le Consulat peut donner de nouveaux en-
couragements à vos travaux , vous le verrez toujours prêt
à augmenter la confiance que l'on vous doit, et à rendre
justice aux sentiments qui vous honorent. »
On sait que Lyon, la plus florissante cité des Gaules sous
l'empire romain, fut, après la chute de cet empire, soumise
à la domination des empereurs d'Allemagne, et qu'elle passa
ensuite sous celle de ses archevêques. De graves atteintes, por-
tées par ceux-ci aux droits et libertés des citoyens de Lyon,
donnèrentlieu, dans letreizième siècle, à de très-grands trou-
bles, dontlaconséquence fut d'amener les Lyonnais à se met-
tre sous la protection des rois de France. Ce ne fut cepen-
dant que , en i 3 i 5 , sous le règne de Louis Hutin, que Lyon
se soumit définitivement à la couronne, et que le Roi fit ex-
pédier des lettres patentes qui maintenaient les Lyonnais
dans leurs anciennes immunités et franchises , notamment
celles de la garde de la ville, de ses portes et de ses clés.
La milice bourgeoise de Lyon existait donc antérieurement
aux treizième et quatorzième siècles ; mais il est certain que
cette milice a été long-temps très-faible, assez mal organisée
et qu'elle n'a été mise sur un pied régulier et respectable