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DES TOMBEAUX CALLO-ROMAINS. 483
cre de tailler lui-même le monument, et que, alors seule-
ment, en mémoire de ce fait et comme preuve, la dédicace
était ajoutée à l'inscription et Yascia figurée ou en creux
ou en relief, sur le tombeau.
Notre avis sera certainement partagé de tous ceux qui
voudront bien, en étudiant nos monuments funèbres, re-
marquer que la figure de Yascia n'est point taillée en
même temps que le tombeau, mais bien, mise après coup,
et que la dédicace, toujours ajoutée à l'inscription, est sou-
vent écrite en abrégé ou en très-petits caractères, parce
que la place manquait quelquefois, ce qui ne serait pas
arrivé si elle avait, dès le principe, fait partie de l'inscrip-
tion elle-même (1).
Nous croyons donc que, le tombeau taillé (2), et quel-
quefois même l'inscription gravée, la cérémonie de l'inau-
guration et de la dédicace avait lieu, le monument étant
en place. Alors, en mémoire de cette dédicace, le SVB
ASCIA DEDICAVIT était ajouté , quelquefoi'a en abrégé
ou en caractères réduits, suivant ce qui restait de place
disponible, puis Yascia sculptée ou gravée en haut, et
très-rarement sur la base du monument.
D'autres fois, on se contentait de la figure de Yascia ,
il y a même des inscriptions où la dédicace est éerite sans
que Yascia y soit représentée.
Ajoutons encore que le tombeau du musée lapidaire de
Lyon, n° 313 de l'inventaire Comarmond, nous démontre
clairement que, pour dédier un monument SVB ASCIA,
il n'était point nécessaire de le consacrer à la personne
avant le premier coup de marteau.
(1) On ne trouve que de bien rares exemples de la dédicace sub asciâ
placée dans le cours de l'inscription, on en voit un au Musée de Lyon.
(2) On en trouvait de tout prêts chez les marchands, ce qui était
d'autant plus facile qu'ils avaient presque tous la même forme.