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Il était temps, Dix minutes plus tard, les Cheveux-
Pâles, qui avaient tourné par le nord la croupe du Ro-
cher, afin de ne pas donner l'éveil, commençaient Ã
gravir avec précaution les pentes opposées au campement,
du côté qui regarde le village moderne de Vergisson. Ils;
comptaient sur notre imprévoyance, et, sana la bonne
garde de mes hommes, nous aurions va le lendemain n
l'aube, les feux des Cheveux-PÃ les fumer au sommet du
Rocher.
L'ennemi s'avançait lentement. De temps en temps, le
bruit d'une pierre détachée sous le pied d'un guerrier
venait nous informer de sa position et de ses progrès.
J'attendais qu'il se fût complètement engagé sur les
pentes que nous dominions pour commencer l'attaque ou
plutôt la défense.
Enfin, jugeant au bruit que les assaillants devaient
être à notre portée, je donnai l'ordre de faire une dé-
charge générale de gros projectiles. On entendit les
quartiers de rocher bondir dans l'espace, rouler avec
fracas sur ie talus inférieur et presque aussitôt une
grande clameur retentir et répondre à notre attaque.
L'ennemi était bien là . Des cris de douleur et des bruits
confus nous donnèrent l'assurance que nos coups por-
taient.
L'obscurité, les difficultés du terrain et une connais-
sance imparfaite des lieux retardaient l'élan des aggres-
seurs, qui, cherchant leur route, demeuraient exposés Ã
nos projectiles sans pouvoir riposter. Cependant quel-
ques uns d'entre eux, plus forts, plus agiles ou plus té-
méraires, parvinrent à escalader le Rocher et cherchèrent
à forcer notre position. Alors commença un combat corps
à corps où nos hommes tirent preuve d'une énergie dont
je les croyais :'i peine capables. .Mais comme le nombre