Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                                  10
dans l'ame du méchant. Adorons-le ce Dieu, et soyons dignes
de l u i , en pratiquant les vertus et en chérissant la liberté.
   Un roulement de tambours et une salve d'artillerie ont été
un second signal auquel a succédé un silence profond ; alors
le citoyen Tarpan , Agent national de Commune^Affranchie ,
s'est exprimé en ces termes :
   « Citoyens! c'est devant l'Etre suprême que l'égalité, la
liberté^ la fraternité se rallient dans nos âmes pour purifier
ces lieux consacrés si long-temps à l'orgueil du despolisme.
   « La Convention Nationale , en décrétant que le peuple
Français reconnaît l'existence de l'Etre suprême et l'immor-
talité de l'ame, s'est couverte de gloire en fixant l'esprit pu-
blic vers la vertu et la probité par les vérités immuables de
la saine philosophie.
   « Des êtres corrompus , lancés sur la scène politique pour
seconder les oppresseurs du peuple ; des hommes que la terre
rejette de son s e i n , comme la mer jette sur ses bords tout
ce qu'elle a d'impur, avaient osé fabriquer un système des-
tructeur de toute m o r a l e , pour anéantir dans les âmes ver-
tueuses la douce espérance de la félicité, le bonheur et la
récompense réservés aux héros combattant pour la liberté.
Ces monstres ont disparu comme disparaîtront tous ceux qui
voudraient leur survivre.
   « L'Athéisme, hideux appui de leurs trames criminelles ,
vient d'être brûlé; le Fanatisme rentre dans la poussière , et
la Raison triomphe.
   « Que vous reste-t-il, ennemis de l'humanité? d'échapper
au glaive vengeur qui vous attend ? Tremblez ! le peuple
Français connaît vos perfides desseins.
   « O u i , Citoyens ! la R.aison t r i o m p h e , la Divinité veille
sur nous et ne veut que notre félicité. L'ignorance dans la-
quelle nous avaient entretenus , depuis dix-huit siècles, les
prêtres et les tyrans, a disparu devant la vérité et les vertus
républicaines.
  « Ah ! qui pourrait méconnaître ce grand régulateur, celui